Communiqué de Jordan Bardella, vice-président du Rassemblement national, député français au Parlement européen

En raison de plusieurs facteurs objectifs, comme les difficultés accrues du transport de marchandises, une offre en baisse ou le privilège bienvenu accordé à la production hexagonale, les Français constatent ces derniers jours une augmentation significative des prix de certains produits frais.

Flambée confirmée par le Ministre de l’Economie, Bruno Le Maire, ou encore par le président de la Fédération du commerce et de la distribution, qui estime que « les inévitables hausses tarifaires » lorsque l’on donne la priorité aux produits français « font partie de l’effort collectif national ».

Bruno Le Maire a promis de faire en sorte que l’augmentation des prix alimentaires reste « acceptable », et de sanctionner les éventuels abus. Si la fermeture de la plupart des marchés frais place de fait la grande distribution en situation de quasi-monopole, celle-ci ne doit pas tirer profit de la situation de façon disproportionnée.

Tout comme leurs employés qui sont en première ligne dans des conditions difficiles, les enseignes de la grande distribution, elles aussi, doivent consentir à participer à « l’effort collectif national », en diminuant rapidement leurs marges sur ces produits pour rendre l’augmentation la plus indolore possible pour les ménages français. Malgré l’augmentation des prix d’achat, le seuil légal de revente à perte est encore loin d’être atteint pour la plupart des produits !

En ces temps de crise sanitaire et de guerre menée contre l’épidémie, la grande distribution a là l’occasion de mettre en pratique ses bonnes intentions affichées, et de faire oublier les engagements non tenus suite à la loi Egalim en termes de rémunération des producteurs et de stabilité des prix pour les consommateurs !