La Commission européenne a fait le choix d’exclure le nucléaire de sa nouvelle classification « verte » des énergies, élaborée il y a déjà plusieurs mois. Celle-ci, baptisée « Taxonomie verte » selon le jargon bruxellois, détermine les énergies qui pourront bénéficier de financements européens, dans la perspective « Green Deal » de neutralité carbone de l’Union européenne d’ici 2050.

Or, comme l’ont souligné récemment les propres experts de la Commission européenne, le nucléaire est une énergie qui répond parfaitement au principe du « Do no significant harm » (Ne pas causer de préjudice important). Autrement dit, il s’agit d’une énergie particulièrement vertueuse si on prend en compte l’analyse de tout son cycle de vie, de l’extraction des minerais au traitement de leurs déchets !

Une fois de plus, la Commission européenne est sous l’influence de certains États ne possédant pas le nucléaire ou l’ayant abandonné, comme l’Allemagne, sous la contrainte de Verts sectaires et irresponsables.

 

La Commission va-t-elle tenir compte de l’avis de ses experts et réintégrer le nucléaire dans sa Taxonomie ?

C’est pourquoi, en l’absence de fondements scientifiques solides justifiant d’une exclusion du nucléaire de cette classification, j’ai saisi le Parlement européen, par le biais d’une Objection, afin qu’il contraigne la Commission européenne à revoir sa copie.

Membre de la commission Industrie, Recherche, Energie (ITRE) et Environnement (ENVI), avec mes collègues du Groupe Identité et Démocratie (ID), j’estime, au-delà des aspects purement environnementaux, qu’il s’agit d’une filière essentielle pour la France, son indépendance énergétique, ses emplois et son rayonnement mondial.