Communiqué de Dominique Bilde 

 

Emmanuel Macron a donc annoncé le retrait des troupes françaises du Mali, huit ans après leur arrivée, depuis le début de l’opération Barkhane au Sahel – elle succédait à l’opération Serval, dans le nord du Mali.

Cette annonce n’est pas une surprise, puisque le Président avait décrété le désengagement français de longue date. Les provocations de la junte malienne, couronnées par le renvoi de notre ambassadeur, ont définitivement sonné le glas de notre présence dans des terres devenues hostiles.

On ne peut que s’aligner sur cette fin de partie, inévitable au regard des circonstances. On peut regretter, en revanche, la direction velléitaire de cette opération militaire par le chef de l’État. Certaines décisions, dans l’affaire Sophie Pétronin par exemple, ainsi que ses interminables atermoiements, ont indiscutablement discrédité la France aux yeux de ses partenaires.

L’arrogance d’Emmanuel Macron, immortalisée par sa boutade saumâtre sur « l’électricité au Burkina Faso » en 2017, aura fait le reste.

Ceci n’excuse en rien l’ingratitude sidérante aussi bien de la junte malienne que de certains Sahéliens qui, chauffés à blanc par les réseaux sociaux, crient haro sur la France. En réponse, il est urgent de redéfinir, en l’occurrence avec le Mali, notre politique en matière d’aide extérieure comme d’immigration.