Au moment où le gouvernement chinois s’attaque frontalement à une de nos matières premières et ressources fondamentales qu’est le bois, et le chêne en particulier, Jean Castex annonce 100 millions d’euros d’aides à la filière sans évoquer le traitement de la cause de la pénurie annoncée. Encore une fois, c’est l’art de ne considérer que les conséquences.

En effet, depuis plusieurs années déjà, certains producteurs ont « préféré » envoyer la majeure partie de leur production de bois abattus vers la Chine (qui a décidé de sanctuariser ses propres forêts de feuillus) pour les voir revenir transformés en planches de coffrage, d’ameublement et surtout sous forme de copeaux destinés aux bois recomposés, présentant de surcroît une facture écologique totalement incohérente. En faisant flamber les prix de 15 à 30%, les Chinois sont en train d’assécher le marché français.

Joëlle Mélin, au titre de son travail dans ses 3 commissions parlementaires Environnement (ENVI), Industrie (ITRE) et Développement Rural (AGRI) et ses collègues du Groupe ID, s’indignent de l’absence totale de lucidité de M. Castex qui, au lieu de permettre la mise en place d’une politique du juste prix et de réguler les exportations comment l’ont fait de nombreux pays (dont la Roumanie), entend sauver 400 000 emplois et une filière vitale pour notre pays sans aucune stratégie. Il y a urgence à redéfinir nos rapports commerciaux avec la Chine en exigeant une réciprocité rigoureuse.