Communiqué de presse de Marine Le Pen

Les accouchements dans les maternités de Thann et d’Altkirch dans le Haut Rhin n’assureront plus d’accouchements à partir du 4 novembre pour des raisons de « manque de ressources médicales » et de « qualité et de sécurité des soins ».

Loin d’être un fait isolé, cette mesure s’inscrit dans un mouvement de fond constaté depuis plusieurs années, particulièrement inquiétant tant en termes d’aménagement du territoire, d’accès aux soins, et de sécurité.

En effet, si la France comptait en 1996 encore 814 maternités, on en dénombre aujourd’hui plus que 470.

Si la baisse du taux de natalité doit être prise en compte dans l’étude de cette statistique, elle ne peut pas justifier à elle-seule ces fermetures qui répondent avant tout à une approche comptable et une logique financière.

Par ailleurs, l’un des critères retenus, celui du nombre d’accouchements pour justifier ces fermetures est lourd de conséquences, accélérant la fracture territoriale et l’inégalité de l’accès aux soins pour les populations situées en zones rurales.

De même, cette logique de concentration dans les zones fortement peuplées favorise sur le reste du territoire la multiplication des déserts médicaux et accentue du fait de l’éloignement et de l’absence de propositions alternatives (notamment en termes de transport héliporté), le risque d’une hausse des taux de la mortalité périnatale et infantile.

Il est urgent de répondre aux attentes et aux inquiétudes des mères tout autant que des professionnels du secteur qui soulignent également et à juste raison, le manque criant d’obstétriciens, de pédiatres et d’anesthésistes sans lesquels une maternité n’aurait de maternité que le nom.

Dans le domaine de la qualité de soins et de la sécurité des mères et de leur enfant, il ne saurait être question de considérations purement financières et de rentabilité.