Communiqué de Marine Le Pen et Steeve Briois

Entreprise intégrée au groupe Auchan, lui-même rattaché au groupe Mulliez, Alinéa qui emploie 2.000 salariés a déclaré un chiffre d’affaires de 273 millions d’euros en 2018. L’entreprise Alinéa connaît cependant de grandes difficultés qui l’ont conduite en redressement judiciaire.

La société Alinéa prévoit de fermer plusieurs magasins et de supprimer 1.200 emplois. La direction ne propose cependant qu’une indemnité supra-légale de 1.500€ par salarié ; un reclassement de 800 postes serait envisagé.

Ces données sont à mettre en rapport avec l’excellente rentabilité du groupe Auchan. Auchan Holding a enregistré en 2019 un chiffre d’affaires de 46 milliards d’euros et a dégagé 2,9 milliards d’euros d’EBITDA pour une capacité d’autofinancement de 2,8 milliards d’euros.

Il est essentiel de rappeler que le groupe Auchan a bénéficié d’aides d’Etat qui représentent, par exemple au titre du CICE, plusieurs centaines de millions d’euros.

Si la direction justifie les fermetures par le contexte sanitaire, les problèmes de l’entreprise semblent bien antérieurs.

Marine Le Pen, député du Pas-de-Calais et de sa onzième circonscription, et Steeve Briois, Maire d’Hénin-Beaumont, apportent leur évident soutien aux salariés de l’entreprise Alinéa, et particulièrement ceux de l’enseigne de Noyelles-Godault. Ils constatent une attitude brutale de la direction du groupe, qui mutualise les bénéfices d’Alinéa mais n’en assume pas les risques. Un courrier est d’ailleurs parti pour sensibiliser le ministère de l’Economie, ainsi qu’à tous les acteurs locaux concernés.

La suppression des 51 emplois menacés dans le bassin minier provoquera des effets délétères sur le tissu économique local. Au delà de la situation d’Alinéa, il y a de quoi être inquiet quant au sort, au niveau national, de nombreuses enseignes de la grande distribution, colosse au pied d’argile toujours fragilisé par les objectifs de rentabilité et le cynisme rentier.

Si le Gouvernement prétend aider les entreprises à traverser la crise économique post-confinement, il reste responsable d’un contexte social qu’il a largement contribué à aggraver. Au delà des effets de manche et de l’affichage politique, il est temps de passer à des actes que les entreprises et leurs salariés peinent à voir venir.