Communiqué de Jordan Bardella, député français au Parlement européen, vice-président du Rassemblement national

Michelin a annoncé brutalement cette semaine, et de façon « irrévocable », la fermeture de son usine de la Roche-sur-Yon (Vendée) d’ici fin 2020, menaçant ainsi à court terme 619 emplois. Un « pacte d’avenir » avait pourtant été lancé il y a trois ans, avec 70 millions d’euros d’investissements à clé, et la promesse de ne pas fermer l’usine… En trois ans seulement, l’entreprise a fait disparaître huit sites et 4 600 emplois en Europe de l’Ouest, et d’autres risquent encore de suivre à brève échéance.

Bien que certaines décisions stratégiques de Michelin soient contestables et aient pu contribuer à ces difficultés, c’est l’ensemble de l’industrie européenne du pneumatique qui est menacée, notamment par la concurrence asiatique. En quelques années, celle-ci a réussi à s’octroyer un tiers des parts de marché, avec une politique de prix agressive contre laquelle le pneu européen haut de gamme peut difficilement lutter.

Une nouvelle fois, l’Union européenne abandonne les industriels européens et les livre à une concurrence internationale déloyale sur son propre marché intérieur, au nom de ses dogmes du libre-échange et de la concurrence libre et non-faussée. Résultat : des emplois perdus, des vies de salariés fiers de leur travail brisées, des industries et savoir-faire qui disparaissent.

Les dirigeants français et élus locaux qui ne font que déplorer cette fermeture doivent regarder en face les conséquences de cette politique européenne qu’ils ont soutenue : il faut rompre avec ces dogmes, et protéger enfin nos industries et nos emplois !