Dans son évaluation annuelle de la coopération en matière de réadmission, la Commission européenne nous apprend que de nombreux pays refusent le retour de leurs ressortissants et estime que pour deux tiers des pays dont sont originaires les immigrés illégaux, la coopération dont ils font preuve pour la réadmission de leurs ressortissants est soit moyenne, soit problématique, ceci sans indiquer quels sont ces pays récalcitrants.

Dans ce même document, classifié restreint, c’est-à-dire dont la divulgation non autorisée pourrait être défavorable aux intérêts de l’UE, la Commission indique que pour faire face aux très mauvais résultats en termes de retours de clandestins dans leur pays d’origine, elle souhaite que les clandestins n’ayant pas le droit de séjourner en Europe choisissent de partir volontairement…

En espérant un hypothétique départ volontaire tout en encourageant leur venue au prétexte d’une Europe vieillissante ayant besoin de main d’œuvre, la Commission démontre sa totale hypocrisie en la matière.

Face à ce constat, Bruxelles veut donc imposer plus d’Europe et plus de technocratie européenne avec la création d’un système commun de retour au niveau européen, un énième cadre juridique toujours plus contraignant pour les États membres, la création d’un coordinateur pour les retours, etc.

Seuls un arrêt des pompes aspirantes de l’immigration, une gestion rigoureuse des politiques migratoires par les États membres, la maîtrise des frontières nationales et un réel contrôle des frontières extérieures de l’Union européenne peuvent empêcher le désastre migratoire.