Communiqué de presse du Rassemblement National

Le soutien financier public aux énergies renouvelables dont l’éolien va grimper à 5.8 milliards d’euros en 2020, au lieu des 4.7 milliards prévus, selon la Commission de régulation de l’énergie (CRE)

L’engagement de l’Etat à soutenir financièrement ces nouvelles énergies qui ne sont pas encore compétitives face au nucléaire et aux énergies fossiles le rend de facto dépendant du prix du marché, lequel a fortement baissé en raison de la mise à l’arrêt de l’activité industrielle et donc de la baisse de la demande pendant la période de confinement.

Pour permettre aux secteurs de ces énergies intermittentes d’être rentables, l’Etat est donc contraint de pallier cette baisse de prix en augmentant les aides.

Une double peine pour le consommateur appelé à régler la facture au moment où la crise sanitaire va déboucher sur une crise économique et sociale dure, qui impactera son pouvoir d’achat, et qui va être soumis à une nouvelle fiscalité punitive visant à financer coûte que coûte, cette politique aberrante et dogmatique de dénucléarisation du mix énergétique.

Conséquence des directives européennes successives, cette course effrénée et irréfléchie à des énergies intermittentes et difficilement stockables telles que l’Eolien, est non seulement une impasse écologique (bétonisation et pollution des terres, destruction des écosystèmes, obligation de doter les parcs éoliens de moyens de production pilotables émetteur de CO2, en raison de l’ intermittence de cette énergie…), mais une aberration économique, (l’éolien est l’une des énergies les moins rentables du mix énergétique, deux fois le coût du nucléaire).

Les priorités et les urgences économiques appellent l’Etat à revenir au plus vite à la raison, à en finir avec cet enfumage idéologique et ce gaspillage financier sans fin.

Au moment où des dizaines de PME-PMI annoncent chaque jour des plans de licenciements suite à la crise du Covid-19, les Français ne comprendraient pas que le gouvernement ne se recentre pas sur ses missions essentielles en mobilisant la puissance financière à l’endroit des secteurs et des emplois les plus menacés.