Dans le cadre de la loi sur la maltraitance animale, un amendement a été voté qui imposait de définir une liste des espèces sauvages autorisées comme animaux de compagnie. Cette liste apparaît de plus en plus nécessaire à l’heure où ces animaux sauvages font l’objet de tous les trafics.

Ces nouveaux animaux de compagnie (NAC), reptiles, oiseaux exotiques ou encore rongeurs, sont trop souvent capturés dans leur habitat naturel, au mépris de la biodiversité, ou élevés dans des conditions déplorables, tout comme le sont leurs conditions de transport vers l’Europe. Certains volatiles sont ainsi transportés dans des bagages à main, drogués pour qu’ils n’attirent pas l’attention du personnel des aéroports. Il n’est alors pas rare qu’ils meurent de ce traitement, quand ils ne meurent pas de froid lors d’un transport hivernal…

Ajoutons que les besoins physiologiques et comportementaux de ces animaux ne sont pas compatibles avec la captivité, qui les conduit parfois à dépérir, voire à mourir.

Trop de ces animaux sont également abandonnés dans la nature quand leurs propriétaires n’en veulent plus, au risque de devenir des espèces invasives, comme c’est le cas de la tortue de Floride ou de la perruche à collier qui délogent les espèces locales. Ce risque est renforcé par la transmission de maladies aux espèces locales, maladies dont certaines peuvent également affecter l’homme.

Définir et donc réduire la liste des Nouveaux animaux de compagnie (NAC) est incontestablement une nécessité écologique et une avancée pour le bien-être animal.

Annika Bruna demande à ce que cette liste limitative des nouveaux animaux de compagnie soit rapidement adoptée et régulièrement mise à jour.