La France s’est réveillée ce mardi sonnée par l’allocution d’Emmanuel Macron. Le président de la République a annoncé en plein été l’instauration d’une société à deux vitesses, avec les Français non vaccinés qui deviendront d’ici quelques semaines de véritables citoyens de seconde zone.

L’exigence de la présentation d’un pass sanitaire pour accéder aux lieux indispensables du quotidien, couplée au déremboursement à venir des tests PCR, équivalent à une cynique obligation vaccinale qui ne dit pas son nom. Osant évoquer hier la « confiance » et le « sens du devoir », Emmanuel Macron renie pourtant là l’une des promesses qu’il a faites durant la crise sanitaire.

Les soignants, héros de la Nation, applaudis aux fenêtres, au centre de tous les discours et toutes les attentions lors des débuts de l’épidémie, se retrouvent pointés du doigt, honnis et accusés de retarder par leur négligence la sortie de crise. Les déclarations d’Olivier Véran, annonçant que les soignants non vaccinés ne seront plus payés au 15 septembre, laisseront durablement des traces chez les personnels qui ont tout donné et pris tous les risques durant cette crise sanitaire, malgré des rémunérations et des conditions de travail déplorables.

Le Rassemblement National n’est pas opposé à la vaccination, espoir majeur de sortie de crise. Mais il ne varie pas dans les principes qu’il défend, au premier rang desquels la liberté. La liberté de se faire vacciner ou non, décision personnelle qui relève du médical, la liberté d’aller et venir, la liberté de voyager, la liberté d’entreprendre, la liberté de réunion : c’est l’ensemble des libertés individuelles qui sont ici gravement menacées et que nous défendrons.

L’annonce de la relance de la réforme des retraites, malgré les tensions que celle-ci avait créées dans la société française avant l’arrivée de l’épidémie, est une provocation supplémentaire que rien ne justifiait excepté les injonctions pressantes de la Commission européenne.

Quand on a échoué à convaincre, il ne reste que la force et la contrainte. Aucun autre chef d’Etat n’aura menacé les libertés individuelles avec une telle brutalité, une telle violence, une telle quête de la division, érigées en mode de gouvernement.