Communiqué d’Annika Bruna, député français au Parlement européen, Membre de la commission du droit des femmes

Le 6 juillet, Éric Dupont-Moretti était nommé ministre de la justice du gouvernement Castex. Le lendemain, il promettait, avec toute la connotation qu’un communautariste militant peut apporter à ces propos, de faire de son ministère « celui de l’antiracisme et des droits de l’homme ». Malheureusement chez le nouveau garde des Sceaux il est rarement question du droit des femmes, ni de celui des victimes.

Cette semaine, ayant passé sa carrière du côté des délinquants et non de celui de victimes, il se disait effrayé, en les découvrant, des chiffres relatifs aux viols en France (93 000 viols et tentatives par an pour 14 000 plaintes et 1000 condamnations) et paraissait remettre en cause leur véracité, alors que ces derniers émanent de l’INSEE.

Déjà en 2018, il s’élevait contre les amendes sanctionnant le harcèlement sexiste dans l’espace public et les transports, relativisant ainsi les agressions quotidiennes que subissent des milliers de Françaises, en particulier dans certains quartiers d’un autre droit.

Plutôt que de défendre le rapatriement des djihadistes français, nous attendons d’un ministre de la Justice qu’il plaide pour le rapatriement des délinquants étrangers dans leur pays d’origine.

Plutôt qu’un avocat honoré de défendre Abdelkader Merah, nous attendons un ministre qui soit honoré de défendre la liberté des femmes de son pays.

Annika Bruna et le Rassemblement National dénoncent la nomination de ce ministre partisan d’un laxisme judiciaire dont les femmes sont souvent les premières victimes. Son attitude n’aidera en rien des milliers de Françaises qui par honte, crainte ou désespoir ne se tournent plus vers le système judiciaire.