Communiqué de Presse du Front National

Enfilant ses bons gros sabots d’une droite qui s’affirme dès l’instant où elle n’a plus la responsabilité du pouvoir, Christian Estrosi, député-maire de Nice, s’emporte contre le projet socialiste d’octroyer le droit de vote aux étrangers au motif que certains « haïssent la France, détestent la laïcité, refusent nos lois », ajoutant « quand vous pensez qu’il y a des ressortissants de pays dont la religion s’impose à toutes les règles, quelles qu’elles soient. »

C’est pourtant avec ces pays, le Qatar et l’Arabie Saoudite pour n’en citer que deux, que le pouvoir Sarkozy a entretenu pendant cinq ans des relations poussées, sans que la nature dictatoriale et liberticide de leur régime ne provoque des bouffées d’indignation dans les rangs de l’UMP.

S’époumoner comme le font M. Estrosi et ses amis contre la démarche électoraliste du PS est pour le moins grotesque et déplacé quand on sait que l’ex-majorité UMP a fait entrer chaque année 200 000 étrangers sur le territoire de 2007 à 2012, lesquels seront demain les premiers à bénéficier de cette loi socialiste si elle venait à être adoptée.

Que les Français ne se leurrent pas, aujourd’hui comme hier, l’UMP reste un parti immigrationniste. Comme le dit si bien Christian Estrosi, si un étranger « veut voter dans notre pays, il lui suffit de demander la nationalité française ». Laquelle a été systématiquement accordée, chaque année, à quelque 100 000 étrangers durant le quinquennat de Nicolas Sarkozy !