Communiqué de presse de Marine Le Pen, Présidente du Rassemblement National 

La ministre des Outre-mer, Annick Girardin, a présenté lundi à Mayotte un dispositif renforcé de lutte contre l’immigration clandestine.

Si tout un chacun peut se réjouir que le gouvernement daigne enfin entendre les cris de détresse de nos compatriotes mahorais face au cataclysme migratoire qu’ils subissent, on ne peut, une fois encore, que souligner l’indigence d’un tel dispositif qui témoigne de l’indifférence que nourrit Emmanuel Macron à l’égard des départements et territoire d’Outre-mer.

Là où les Mahorais espéraient une réelle prise de conscience d’une situation chaque jour plus dramatique et un changement radical dans la politique d’immigration, ils n’auront droit qu’à l’augmentation infime de quelques militaires et fonctionnaires qui ne pourront pas faire face au déferlement ininterrompu de clandestins venus des Comores.

C’est à une véritable révolution des esprits et des méthodes que doit s’atteler la puissance publique si elle entend réellement mettre un coup d’arrêt à cette colonisation d’un territoire français et garantir le choix souverain de nos compatriotes mahorais de demeurer Français.

Or, le dispositif présenté par la ministre des Outre-mer fait l’impasse sur les mesures d’urgence qui doivent non seulement juguler, mais dissuader toute velléité de migration vers Mayotte.

L’urgence absolue et le souci impérieux de protection d’un département français en danger de submersion commandaient entre autres  de supprimer immédiatement le droit du sol, seule mesure susceptible de mettre fin aux accouchements clandestins, sas à l’acquisition de la nationalité française.
L’abrogation tout aussi immédiate du regroupement familial et des aides afférentes, l’adoption du principe d’éloignement sans délai de tout étranger en situation irrégulière, le principe d’irrecevabilité de toute demande d’asile présentée à Mayotte, l’adoption d’une politique d’extrême fermeté envers les autorités comoriennes dont les déclarations, les buts et les agissements ne visent ni plus ni moins qu’à l’annexion de ce territoire.

J’avais déposé en mars 2018 une proposition de loi en ce sens :   https://rassemblementnational.fr/interventions/proposition-de-loi-deposee-par-marine-le-pen-pour-mayotte/

Elle demeure l’unique option pour mettre fin à cette déferlante migratoire et pour faire respecter le droit et le choix des Mahorais de demeurer au sein de la République française.