Communiqué de presse de Dominique Bilde, député français au Parlement européen

L’idée paraît absurde, scandaleuse même. Et pourtant, c’est bien six d’entre elles qui devraient voir le jour en Moselle, à hauteur de l’ancien camp du Ban Saint-Jean, où ont transité entre 1941 et 1945 plus de 300 000 prisonniers russes et ukrainiens, dont plus de 20 000 y périrent dans des conditions épouvantables.

Au nom du bon sens et du respect pour les victimes, nous refusons qu’un parc éolien vienne enlaidir ce que d’aucuns appellent le « plus grand mouroir nazi de France », alors même que l’Association franco-ukrainienne (AFU) qui s’occupe du site y attire chaque année plusieurs milliers de visiteurs.

Nous nous devons de soutenir ceux qui s’opposent fermement à ce projet, porté par des promoteurs peu soucieux de préserver notre patrimoine historique.

Par décence, nous ne pouvons pas accepter que du béton soit coulé à proximité des anciennes fosses communes, ni que les arbres soient massivement déracinés pour les besoins du projet.

Sources de dommages irréversibles pour ces terres, les éoliennes risquent également de porter un coup fatal à la biodiversité, qu’on pense au chardonneret, déjà cible d’un braconnage intensif et qui pourrait faire partie des nombreux oiseaux happés par leurs hélices.

Pour que le vent tourne dans le bon sens, protégeons ensemble le site du Ban Saint-Jean !