Communiqué de presse de Fabien Engelmann Maire de Hayange, conseiller régional Grand Est

Dans le cadre du prétendu « Grand débat national », et en ma qualité de maire d’un chef-lieu de canton, le Président de la République, monsieur Macron, m’a invité à une rencontre-débat avec lui à Paris.
Elle a lieu demain et réunit tous les maires de communes chef-lieu de canton de la région Grand Est (la Lorraine, l’Alsace et la Champagne-Ardenne).

J’honorerai cette invitation.

Tout d’abord, parce que les absents ont toujours tort.

Ensuite, parce qu’en tant que maire d’un chef-lieu de canton, j’ai le devoir de porter la voix de tous les administrés de notre secteur, votre voix.

Évidemment, je ne me fais pas grande illusion sur les suites qui seront données à cette rencontre par le Président de la République.

Certains appellent d’ailleurs au boycott de cette rencontre.

Néanmoins, j’y serai. J’y serai pour relayer les doléances recueillies ces derniers temps lors de mes permanences sans rendez-vous du mercredi, lors de mes déplacements dans les assemblées générales des associations ou tout simplement dans la rue, et bien sûr dans les cahiers de doléances mis à votre disposition à l’Hôtel de Ville et dans nos mairies de quartier. J’y serai pour que tout cela soit dit clairement, sereinement mais fermement.

J’interrogerai le Président de la République sans concession.

J’ai avec cette rencontre la possibilité de débattre directement avec le responsable de la situation que nous vivons.
Et je n’y manquerai pas, je le ferai demain en votre nom, au nom des Français en général et des Mosellans des vallées de la Fensch et de l’Orne en particulier.

Conformément à nos aspirations, j’aborderai la question primordiale de la dégradation du pouvoir d’achat : L’augmentation de la taxe sur les carburants est-elle définitivement abandonnée et pas uniquement pour quelques mois ? La baisse de la TVA sur les produits de première nécessité est-elle envisagée ? L’arrêt de l’augmentation du prix de l’électricité et du gaz est-il prévu ? Les dotations que versent l’État aux communes vont-elles encore diminué (pour rappel, notre ville, Hayange, a perdu 1,1M€ de dotations par an) ?

Dans un second temps, je demanderai par quelle folie le gouvernement entreprend de faire revenir sur notre territoire national les djihadistes coupeurs-de-tête partis en Syrie.

Si le temps me reste, je rappellerais à monsieur Macron les promesses qu’il avait faites à Brigitte Bardot sur la vidéo-surveillance dans les abattoirs pour mettre un terme à des pratiques de maltraitance animale insupportables. Dès lors, je lui demanderais où en est le projet d’installation de caméras dans tous les abattoirs.

Demain, je poserais ces questions si on ne m’en empêche pas. Je m’en fais un devoir.

Comptez sur moi.