Communiqué de presse de Bruno Gollnisch, Député français au Parlement européen

L’affaire Ghosn a des implications qui dépassent de très loin la personnalité du dirigeant mis en cause par la justice japonaise, et qui, comme tout accusé, a droit à la présomption d’innocence. Elle met en cause l’avenir de la coopération entre Renault d’une part, Nissan et Mitsubishi de l’autre. Au-delà de cette affaire se pose aussi le problème moral et légal du comportement de certains dirigeants du CAC 40.

J’ai fait connaître le 21 novembre ma volonté de m’engager, notamment dans le sauvetage de la coopération franco-japonaise. Dans une correspondance plus récente, adressée à Monsieur Thierry Bolloré, je demandais à l’administrateur provisoire de Renault la convocation d’une assemblée générale extraordinaire. Cette correspondance est restée jusqu’ici sans réponse. La situation actuelle ne saurait cependant se régler dans le silence feutré des cabinets ministériels. Les actionnaires, mais aussi les salariés ont le droit d’être informés et de prendre part aux décisions nécessaires.

Je lancerai, dans les jours qui viennent, d’autres initiatives tendant à prendre les mesures nécessaires à la préservation des droits des actionnaires individuels et des salariés, en même temps que pour l’avenir de l’entreprise.