Communiqué de Sébastien Chenu, député du Nord

Après plus d’un an et demi de concertation entre le Conseil régional des Hauts-de-France et la SNCF, la Convention TER 2019-2024 a été votée le 15 octobre dernier. Ce document fixe les modalités commerciales et les conditions de transport des 200 000 usagers quotidiens des TER. Ce contrat qui représente pour la région un budget de 3 milliards d’euros sur 5 ans n’était censé prévoir, selon l’exécutif régional, aucune fermeture de ligne, de gare et ni même de guichet.

Or, nous venons d’apprendre que le trajet TER Amiens-Lille ne desservira plus la gare d’Achiet-le-Grand qui achemine 200 usagers quotidiennement. Ceci oblige les usagers à utiliser désormais leur automobile pour se rendre au travail, occasionnant des coûts supplémentaires et un allongement significatif de leur trajet quotidien. La Région Hauts-de-France, la SNCF et l’Etat se renvoient la responsabilité de cette fermeture. Pourtant, depuis 1997, dans le cadre de l’exercice de la compétence transport c’est à l’Assemblée régionale de se prononcer sur l’évolution des dessertes ferroviaires, la SNCF n’ayant qu’un rôle d’exécution. Il est dès lors étonnant de constater que l’exécutif régional feint la naïveté en adoptant une attitude de surprise face à la fermeture prochaine de plusieurs dessertes ferroviaires.

Face à la dégradation accélérée de la qualité des transports publics dans notre région, il est impératif de remettre à plat la convention votée par l’exécutif régional en place et de négocier avec la SNCF un nouveau pacte exigeant, qui impliquera l’ensemble des élus locaux concernés ainsi que les usagers.