Communiqué de presse de Sébastien Chenu, Député du Nord, Conseiller régional des Hauts-de-France

Lundi 9 novembre, les forces de l’ordre ont été visées par des tirs de mortier d’artifice commis par une vingtaine de voyous devant un lycée de Compiègne, une semaine après que la ville a subi des violences urbaines. Une heure plus tard, ce sont une centaine de « jeunes cagoulés » qui ont affronté les policiers, les gendarmes et même les pompiers. Hélas, ces violences intolérables n’ont donné lieu qu’à de trop rares interpellations.

Ces actes inqualifiables sont loin d’être isolés et n’ont rien à voir avec les difficultés liées au COVID. Elles témoignent du mépris des voyous et des bandes pour l’autorité de l’État, ses représentants et notre système scolaire. Non seulement les établissements scolaires et leur environnement proche ne sont plus des sanctuaires, mais ils sont au contraire une des cibles privilégiées des délinquants.

L’ensauvagement des établissements scolaires, en particulier des lycées, est un terrible échec pour le gouvernement mais aussi pour les présidents de région qui, à l’image des Hauts de France, n’ont déployé aucune stratégie pour assurer la sécurité de nos jeunes, de nos enseignants et de tous les personnels de l’éducation nationale.

Depuis des années, les élus régionaux du Rassemblement National proposent à Xavier Bertrand d’expérimenter des équipes de sécurité dédiées aux lycées. Ces équipes seront naturellement formées à ce type d’intervention en milieu scolaire et rattachées à chaque académie. Elles seront capables d’agir à la demande des responsables d’établissement. Ce dispositif a été mis en place avec timidité avec les brigades régionales de sécurité en Ile-de-France mais mériterait plus de moyens. Il constitue

néanmoins une expérience utile alors que Xavier Bertrand parle sans agir pour la sécurité de nos lycées.

Face à l’inaction coupable de Xavier Bertrand, je propose de déployer des équipes de sécurité dédiées aux lycées. Ces équipes seront formées aux particularités des interventions en milieu scolaire et rattachées à chaque académie. Elles seront capables d’agir à la demande des responsables d’établissement