En Irak, des miliciens chiites ont tenté au cours des derniers jours d’envahir l’ambassade des États-Unis. Un peu plus de quarante ans après la prise d’otages à l’ambassade américaine à Téhéran, cette action hostile a pu faire craindre aux autorités américaines une répétition de ce scénario traumatisant. Le Président Trump a souhaité donner un avertissement à l’Iran en frappant le chef de l’organisation des Gardiens de la Révolution, dont on sait par ailleurs qu’elle détient en otage deux ressortissants français. Un État peut-il laisser son ambassade à la merci de n’importe quels manifestants hostiles ? Certainement pas. Peut-on laisser un État arrêter des ressortissants étrangers sans raison ? Certainement pas.

Cette montée des tensions, qui s’accompagne de rivalités sourdes et complexes entre plusieurs acteurs dans la région, je pense notamment à la décision de la Turquie de s’engager dans des opérations militaires en Libye, doit être gérée avec la plus grande modération. Nous appelons toutes les parties à la retenue et nous encourageons une reprise du dialogue dans toutes les enceintes où cela s’avèrera possible. La France doit continuer à parler à tous les acteurs et participer par tous les moyens dont elle dispose à relancer les négociations, notamment sur le contrôle des installations nucléaires en Iran.