Communiqué de presse de Marine Le Pen

| Communiqués - 8 février 2019
  • Marine Le Pen

Comme nous vous l’avions annoncé la semaine dernière, le président de la République, Emmanuel Macron, s’est livré au Palais de l’Elysée à une énième séance de « bla-bla » avec les élus d’Outre-mer.

Il y avait eu les « Assises », les « Etats généraux », il y a eu la semaine dernière une surréaliste séance d’échanges entre le président de la République et quelques élus d’Outre-mer convoqués à Paris.

Aucune réponse concrète n’aura été apportée aux légitimes inquiétudes de nos compatriotes ultramarins.

Qu’il s’agisse des sujets d’environnement liés aux algues Sargasses, des problèmes de santé que suscite le Chlordécone, ou surtout du coût de la vie, le Président a préféré s’enferrer dans sa politique, bien pratique, de déresponsabilisation de l’Etat .

Cette attitude du Président et avec lui de son gouvernement est aussi indigne que méprisante.

Elle est indigne parce que l’Etat se doit d’être responsable de tous les citoyens français, y compris les plus éloignés et qu’il n’est pas acceptable de dénier le caractère régalien de notre Zone économique exclusive. Cet atout maritime est l’un des atouts majeurs de la dimension mondiale de la France. L’Etat doit, par conséquent, mettre en œuvre tous ses moyens pour le préserver et le valoriser.

A cet effet, la gestion des algues proliférant sur le domaine public de l’Etat ne relève pas, exclusivement, de la responsabilité ou de la compétence des collectivités locales, mais d’abord de celle de l’Etat et cela, conformément à la convention des Nations Unies de 1982 de Montégo Bay sur le droit de la mer, ratifiée par la France et donc, dotée d’effets contraignants, comme l’avait déjà évoqué Marine Le Pen dans un courrier adressé à Nicolas Hulot, provoquant ainsi son arrivée sur place.

Elle est méprisante car dès lors qu’il s’agit de cette France lointaine des « parapets » pour laquelle le Président n’a visiblement qu’une approche comptable, le gouvernement n’hésite pas à se défausser de ses responsabilités sur les collectivités. Ce qu’il ne ferait certainement pas en cas de pollution pétrolière du littoral métropolitain où il ne manquerait pas de décréter l’état de « catastrophe naturelle » qui doit précisément s’appliquer pour la gestion des algues Sargasses.

S’agissant du Chlordécone, pour lequel Marine Le Pen a été le seul chef de parti et le seul député métropolitain à intervenir à l’Assemblée Nationale, le président a, là aussi, fait preuve d’indignité et de mépris.

Indigne, parce qu’il a traité un sujet de santé concernant des centaines de milliers de nos compatriotes caribéens avec légèreté, soutenant des contre-vérités qu’il n’avait pas pris la peine de vérifier, pour se débarrasser au plus vite du sujet. Et cela, en opposition avec l’OMS, l’étude du professeur Blanchet et l’avis du chercheur de l’INSERM, Luc Multigner.

Méprisant, parce qu’il n’a pas hésité à mettre publiquement en doute la parole et les affirmations, qui elles étaient exactes, de bon nombre d’élus d’Outre-mer.

S’agissant du coût de la vie, Emmanuel Macron n’aura émis comme seule proposition que de s’attaquer à la sur-rémunération de 40% du traitement des fonctionnaires…

Rien sur une éventuelle réforme de l’Octroi de mer, telle que Marine Le Pen l’avait proposée dans son programme présidentiel, rien sur la continuité territoriale, rien sur d’éventuelles dispositions spécifiques pour l’attrait, l’accompagnement des entreprises et la création d’emplois, telles que Marine Le Pen les avait proposées dans son programme présidentiel.

Là encore, c’est indigne, car le Président aura fait se déplacer les élus représentant nos compatriotes ultramarins sans avoir préparé l’exercice et sans rien avoir de concret à leur proposer.

C’est méprisant car à la lumière de cette journée, on est en droit d’imaginer que le Président pensait mystifier et calmer ces mêmes élus en se contentant de les recevoir sous les ors de la République.

Par |2019-02-08T10:43:18+00:008 février 2019|Communiqués|

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