Communiqué de Presse de Marine Le Pen, Présidente du Front National

L’horreur ultralibérale, c’est à dire la société de la pauvreté et des inégalités extrêmes, voilà tout ce qu’ont réussi à construire le PS, l’UMP et leurs alliés après des années de pouvoir.

Les chiffres publiés par l’INSEE ce jour sont édifiants : en 2010 le niveau de vie médian des Français avait baissé de 0,5% par rapport à 2009 et 440 000 personnes supplémentaires étaient tombées sous le seuil de pauvreté. Pauvreté qui touchait déjà quasiment un mineur sur cinq et de plus en plus de femmes de plus de 75 ans. Les plus pauvres se sont encore appauvris.

Ces chiffres datent de 2010, il est certain que depuis la situation s’est encore considérablement détériorée.

Ces chiffres disent clairement que les peuples sont sacrifiés sur l’autel des politiques européennes : renflouement à tout prix de l’euro, mise en concurrence par l’ouverture totale des frontières avec des pays sans protection sociale qui maltraitent leurs ouvriers et les paient moins que rien.

Les petits eux sont broyés par ce système, et la classe moyenne attaquée de toutes parts.

L’annonce d’une possible fermeture anticipée dès cette année de l’usine PSA de Aulnay montre que l’horreur ultralibérale agira méthodiquement jusqu’au dernier ouvrier si rien n’est fait.

La France n’est pas condamnée à devenir un pays de pauvreté et d’inégalités extrêmes. Elle peut rebondir, créer de la richesse et donc combattre la pauvreté si elle change radicalement de cap.
La réindustrialisation de notre pays est une nécessité vitale, qui suppose de briser les chaines du carcan de l’Union européenne en imposant le patriotisme économique : monnaie nationale, frontières qui protègent, Etat stratège au soutien de nos PME PMI.

Dans l’immédiat, nous demandons un peu d’air pour les plus pauvres et les familles par une baisse de 5% des tarifs publics du gaz, de l’électricité et du train, financée par les bénéfices confortables des entreprises de service public concernées.