Communiqué de Jordan Bardella, vice-président du Rassemblement national, député français au Parlement européen

Dans un discours tenu ce lundi à Ankara, le président turc Recep Tayyip Erdogan, dépassant le stade des injures, a officiellement appelé au boycott des produits français.

Alors que plusieurs mouvements de révolte visant les intérêts français sont en cours au Moyen-Orient, les provocations et les agressions répétées du sultan islamiste à l’égard de la France ne peuvent plus être reçues avec des condamnations morales ou de naïfs appels à la discussion.

L’Union européenne doit désormais engager une riposte économique et diplomatique contre la Turquie, dont il est nécessaire de rappeler qu’elle a bénéficié de près de 50 milliards d’euros d’aides publiques de la part des contribuables européens ces vingt dernières années. À l’heure où la Turquie dépend du continent européen pour 41% de ses échanges commerciaux, qu’elle bénéficie d’une union douanière et de quotas d’importation, la France et l’UE disposent de leviers d’action décisifs pour interrompre l’expansionnisme belliqueux du président turc.

Véritable folie historique, géographique et culturelle, le processus d’adhésion de la Turquie à l’UE doit par ailleurs être définitivement enterré.

L’impunité de la Turquie décrédibilise aujourd’hui largement l’Union européenne, empêtrée dans un jeu de dupes avec Erdogan qui a désormais bien trop duré. Il est l’heure d’agir.