Communiqué d’Aurélia Beigneux, députée européenne

Comme nous le soulignions il y a quelques jours après la publication de l’interview du président de la Commission ENVI Pascal Canfin, aucune remise en cause des traités de libre-échange ou de la mondialisation n’est à l’agenda des dirigeants européens. La réunion ces deux derniers jours de cette commission en a été une preuve supplémentaire.

Je suis intervenue notamment sur les feux qui ont frappé les forêts de notre planète ces dernières semaines, en particulier l’Amazonie et les forêts subsahariennes. De la même manière, j’ai évoqué la pénurie médicamenteuse traversée par la France, signe d’une absence d’autonomie sanitaire et des dégâts de notre perte de souveraineté.

Dans les deux cas, c’est bien le modèle économique, la puissance des lobbys et des intérêts financiers, et la mondialisation qui en ont été en grande partie la cause. Dans les deux cas, aucune critique à observer de ceux qui détiennent réellement le pouvoir de changer les choses en profondeur.

Il est désolant, alors que les constats semblent partagés par la quasi-totalité des tendances politiques du Parlement, que la majorité en place refuse, par idéologie et soumission à des intérêts qui ne sont pas ceux des peuples, de changer de braquet et de remettre en cause des principes qui n’ont causé que trop de tort à notre santé, à notre environnement, et à notre économie.