Communiqué de presse de Marine Le Pen, Présidente du Rassemblement National

Au cœur des fêtes de Noël, résonnant comme une provocation et ouvrant un peu plus la voie à une communautarisation progressive et rampante du droit européen, l’arrêt scandaleux et terriblement inquiétant de la Cour européenne des droits de l’homme doit interroger chaque Français.

Dans un litige opposant la Grèce à un particulier musulman, la CEDH a accepté le principe d’une application et la reconnaissance juridique de la loi musulmane en marge du droit commun, estimant qu’un état « peut créer un cadre juridique déterminé pour accorder aux communautés religieuses un statut spécial impliquant des privilèges particuliers ».

C’est là un revirement spectaculaire de la part de l’institution européenne, qui en 2003, déclarait encore la « charia incompatible avec les principes fondamentaux de la démocratie ».
C’est évidemment la porte ouverte à l’accélération du communautarisme islamique poussé par les flux migratoires et à très court terme, la soumission de force du droit national aux lois religieuses et ce en parfaite contradiction avec la Constitution et le principe intangible de laïcité.

C’est surtout pour les fédéralistes obnubilés par l’élargissement de l’Union européenne, l’effacement de son histoire, la négation de son identité, de ses valeurs, un signal envoyé aux pays musulmans qui frappent avec insistance à sa porte, au rang desquels la Turquie, l’Albanie et demain l’Azerbaïdjan, pays déjà membres du Conseil de l’Europe, et ce que l’on sait moins, signataires de la déclaration du Caire des droits de l’homme en islam qui déclare que les droits de l’homme sont soumis à la Charia.

Ce nouveau coup de boutoir vient s’ajouter à la déjà trop longue liste des reculs et des renoncements face à l’avancée du communautarisme. Il s’inscrit dans la décision archaïque et non moins scandaleuse du Comité des droits de l’homme des Nations Unies d’autoriser le port de la burqa dans l’espace public et de condamner la législation française dans ce domaine. Il rappelle également la récente décision en Autriche tout aussi obscurantiste de la CEDH de reconnaître le délit de blasphème afin de préserver la paix religieuse en Europe, interdisant de fait toute critique de l’Islam.

L’ensemble de ces décisions illustre clairement la nocivité des institutions politiques et juridiques européennes, gagnées au communautarisme le plus destructeur, mais également la dangerosité extrême du principe de subordination du droit national et donc de la souveraineté des Etats aux lois et au droit européen.

Si les Français ne veulent pas se réveiller un matin en découvrant que le droit de croire ou de ne pas croire, le droit de pouvoir changer de religion sans être inquiété, la liberté d’être ce que l’on est et de vivre comme on l’entend, sont désormais également soumis à la loi islamique, ils seraient bien avisés le 26 mai prochain de mettre un terme aux folles dérives d’une Union européenne qui n’a plus d’européenne que le nom et qui est aujourd’hui porteuse de projets éminemment dangereux, anti-démocratiques et conflictuels