Communiqué de presse de Jean-Lin Lacapelle

Député français au Parlement européen

 

M. Michel-Édouard Leclerc, patron du groupe Leclerc, a annoncé mardi 11 janvier qu’il bloquait le prix de la baguette de pain dans ses magasins au prix de 29 centimes d’euro.

 

Le consommateur peut se croire gagnant avec un tel tarif, mais il ne l’est qu’en trompe-l’œil : un montant si faible rogne nécessairement sur les coûts de qualité d’un aliment qui n’est plus qu’un produit.

L’opération est en revanche uniformément désastreuse pour tous les acteurs de la chaîne de vente : les producteurs de blé, les paysans, les fournisseurs, les boulangers sont mis en péril par cette concurrence déloyale à laquelle aucun d’eux ne peut répondre sans vendre à perte.

La grande distribution s’impose une nouvelle fois comme destructrice de la paysannerie et de l’artisanat. Le libéralisme brut, dans ce domaine comme dans d’autres, s’est révélé calamiteux depuis l’ouverture des prix en 1986, date avant laquelle le prix du pain, bien de première nécessité, était fixe.

Sur un marché aussi concurrentiel que celui du pain, avec 37 000 points de vente, l’action du groupe Leclerc revient à étrangler un grand nombre des 130 000 emplois du secteur !

Emmanuel Macron, ultralibéral devant l’Éternel, a mis en place deux lois, dites EGalim 1 et 2, censées permettre une redistribution des marges au profit des producteurs et agriculteurs, mais toutes deux sont de terribles échecs : les marges ont continué de progresser dans la grande distribution et de s’affaiblir chez nos producteurs. La preuve en est que les tarifs pratiqués par le groupe Leclerc durent depuis plusieurs années, l’annonce du 11 janvier poursuivant surtout un but promotionnel !

Il faut que l’État intervienne pour protéger nos producteurs et agriculteurs. Ainsi, nous proposons :

— De ne pas hésiter à encadrer le prix du pain, comme le permet le Code du commerce en cas de baisse excessive de prix ;

— De desserrer l’étau autour des artisans boulangers en simplifiant et en abaissant la charge fiscale qui pèse sur les TPE-PME.

La santé et l’emploi des Français, qui dépendent d’un artisanat alimentaire de proximité et de qualité, sont une priorité de notre candidate : Marine Le Pen !