Communiqué de Jean-Paul Garraud, député français au Parlement européen

Sous prétexte de l’épidémie de coronavirus et de l’aimable pression du syndicat de la magistrature, du syndicat des avocats de France et de l’association nationale des juges d’application des peines, la Garde des Sceaux va libérer 5.000 détenus des prisons françaises.

Alors que la population est confinée, l’opération « portes ouvertes » des prisons est lancée.
Le comble de l’absurde du « en même temps macroniste » !

Le collectif de magistrats « Arromanches », dont je suis, dénonce les contradictions et le dogmatisme politique de cette décision qui relève d’un vieux rêve de la gauche judiciaire, dont le précédent remonte à l’élection de François Mitterrand, en 1981, qui avait conduit à une explosion de la délinquance dans les mois qui suivirent la libération de milliers de détenus.

Les mêmes causes produisant les mêmes effets, il faudra s’attendre aux mêmes conséquences…
Les prisonniers sont confinés, les Français aussi. Libérer des détenus fait courir de nouveaux risques à la population, tant sanitaire que sécuritaire.

Dans cette période tellement difficile pour nos compatriotes, rajouter de tels risques sous de faux prétextes, relève d’une irresponsabilité…coupable !