Communiqué de presse de Julien Odoul, Président du groupe Rassemblement National au Conseil régional de Bourgogne Franche-Comté, Membre du Bureau National

Condamné à 30 ans de réclusion pour avoir torturé et assassiné un ancien résistant de 89 ans puis signalé pour avoir voulu reproduire la tuerie du Bataclan en prison, Michaël Chiolo n’aurait jamais dû être traité comme un détenu de droit commun. L’administration pénitentiaire connaissait le profil extrêmement dangereux de l’assaillant de Condé-sur-Sarthe mais pas seulement.

Le journal L’Est Républicain nous apprend dans son édition du 7 mars 2019 que Michaël Chiolo avait déjà exprimé sa volonté de tuer des surveillants lors de son passage au pénitencier de la Butte à Besançon en 2016. Le ministère de la justice savait également qu’entre octobre 2014 et février 2015, à la prison d’Epinal, le détenu radicalisé avait partagé sa cellule avec Cherif Chekatt, l’auteur de l’attentat du marché de Noël de Strasbourg le 11 décembre 2018.

Malgré la connaissance de ces informations sensibles, malgré le risque sérieux d’attentat, rien n’a été fait pour isoler Michaël Chiolo des autres détenus, rien n’a été fait pour lui refuser le permis de visite et les parloirs, rien n’a été fait pour le fouiller systématiquement.

Rien n’a été fait car la législation actuelle, fruit du laxisme débridé de nos derniers gouvernements et des injonctions délirantes de la Cour européenne des droits de l’homme, ne permet pas de mettre hors d’état de nuire les fauves islamistes et donc de garantir la sécurité des surveillants.

Le Rassemblement National demande des mesures d’urgence pour protéger les agents de l’Etat et une fermeté totale et impitoyable pour l’incarcération des ennemis du peuple français.