Miki Madi avait 17 ans. Originaire de M’tsamboro, il suivait ses cours au lycée de la cité nord à Mayotte. Il a, férocement, été assassiné à coups de couteau, il y a moins de deux semaines.

Jeudi dernier Ambdoullah, lui aussi lycéen de 17 ans, a trouvé une mort atroce sous les coups de tournevis de jeunes criminels.

L’hommage que nous leur rendons, et les condoléances que nous adressons à leurs familles ne changeront, malheureusement, pas grand-chose à la situation d’ensauvagement que connaît Mayotte.

Le gouvernement, toujours prompt à réagir à des incivilités picturales sur des murs d’édifices en déléguant son ministre de l’Intérieur sur place, n’a cette fois pas daigné se manifester. Le préfet, représentant de l’État, est lui aussi resté muet.

C’est à se demander si ce gouvernement connaît l’existence de Mayotte ou s’il sait qu’il existe un département français dans l’Océan Indien, tant est abyssale l’indifférence dont il fait preuve à l’égard de l’Ile, où le ministre de l’Outre-mer n’a jamais mis les pieds !

S’agissant des problèmes préoccupants liés à l’immigration et à l’insécurité, cela fait des mois, et même des années, que Marine Le Pen tire la poignée du signal d’alarme. L’année dernière, encore, je réclamais l’envoi de plusieurs escadrons de gendarmes mobiles le temps nécessaire au rétablissement de la sécurité des personnes et des biens, première des missions régaliennes de l’État.

Mais pour restaurer l’autorité de l’État, à Mayotte comme à Epinay/seine ou Salon de Provence où se sont fait agresser des policiers, encore faut-il qu’il y en ait la volonté politique de la part du gouvernement et du président de la République Emmanuel Macron, chef de l’État.

Mais « au fond deux choses lui avaient manqué : qu’il fût un chef et qu’il y eut un Etat ».