Communiqué de presse d’Aurélia Beigneux et Catherine Griset, députés français au Parlement européen

L’arrivée de Elisabeth Borne au ministère de l’Ecologie après la démission contrainte de François de Rugy constitue de toute évidence pour le gouvernement un choix par défaut, comme en atteste le fait qu’elle ne soit pas ministre d’Etat comme l’était son prédécesseur.

Elle a par ailleurs été une fervente défenseuse de l’ouverture à la concurrence du transport ferroviaire, en conformité avec une ligne ultralibérale qui se préoccupe plus de rentabilité que de qualité de service, et toujours défavorable à nos compatriotes vivant dans des territoires trop oubliés.

Pur produit technocratique, elle décevra sans doute une nouvelle fois les espoirs de ceux qui pensaient encore que ce gouvernement, progressiste de façade, saurait se saisir des enjeux environnementaux auxquels nous faisons tous face.

Pour toutes ces raisons, Aurélia Beigneux et Catherine Griset, députées européennes membres de la commission Environnement au Parlement européen, accueillent avec perplexité et défiance cette nomination précipitée, dont la seule vocation est d’être une caution à un gouvernement qui cumule les trahisons en matière d’écologie, de santé publique, de sécurité alimentaire et de protection animale.

L’urgence environnementale et écologique ne trouvera comme seule réponse crédible qu’un changement total de modèle économique et social, tant au niveau national qu’international. Le préalable à tout changement notable et efficace, c’est la remise en question de la mondialisation comme idéologie au profit d’un localisme pragmatique. Ce gouvernement en sera évidemment incapable.