Plusieurs membres du gouvernement ont dépassé ces derniers jours les limites de l’acceptable dans leurs propos publics à l’encontre de Marine Le Pen et du Rassemblement National. Éric Dupond-Moretti a ainsi annoncé être candidat dans le Pas-de-Calais avec l’objectif de « chasser le Rassemblement National ». Sur France Info ce vendredi, la secrétaire d’Etat Olivia Grégoire a qualifié Marine Le Pen « d’ennemie à abattre ».

Un champ lexical guerrier qu’un pouvoir, dans une vie démocratique saine, ne devrait se croire autorisé à utiliser vis-à-vis de son opposition. De véritables appels à la violence irresponsables alors que notre pays traverse de fortes tensions et a un besoin impérieux d’apaisement.

Si Marine Le Pen, ou l’un de nos élus, demain, étaient victimes d’agressions physiques, ces ministres en porteraient une part de responsabilité morale. Le Premier ministre Jean Castex doit maintenant les appeler à la retenue et garantir aux Français un débat démocratique serein dans la période électorale qui s’ouvre.