Communiqué de Frédéric Boccaletti

Président du groupe RN au Conseil régional de Provence-Alpes-Côte d’Azur
S’exprimant dans deux médias ce jour, les deux candidats macronistes – l’officiel et l’officieux – en Provence-Alpes-Côte d’Azur, Sophie Cluzel et Renaud Muselier ont démontré qu’il allait être difficile d’engager un vrai débat de fond pour la Région de demain.
 
Dans le journal La Provence, Sophie Cluzel désigne le RN comme “ennemi de la République”. Une formule qu’elle ne prend bien sûr pas le temps d’argumenter. Représentante d’un pouvoir qui n’a fait que fracturer le pays depuis 2017, dressant en permanence les Français les uns contre les autres et cédant à tous les communautarismes, elle est bien mal placée pour lancer une telle accusation. Non seulement le RN est républicain, mais il est sans aucun doute le parti qui aujourd’hui défend le plus ardemment les principes et valeurs de la République française.
 
Interrogé à l’antenne de CNEWS, l’autre candidat macroniste Renaud Muselier s’est senti obligé de justifier son opposition au RN en évoquant la mémoire de son père, résistant déporté, et de son grand-père, premier officier général à rallier Charles de Gaulle. Rappelons à Renaud Muselier que le FN, devenu RN, compte plusieurs résistants parmi ses fondateurs : citons la résistante et Juste entre les nations Rolande Birgy, Jean-Maurice Demarquet qui gagna la croix de guerre pour ses faits d’armes au sein de la 1ère division de la France libre, les résistants Serge Jeanneret, Pierre Sergent ou Roger Holeindre, ou encore Georges Bidault qui fut le successeur de Jean Moulin à la tête du CNR. L’amalgame immonde esquissé par Renaud Muselier est inacceptable.
 
Notre région Provence-Alpes-Côte d’Azur, ses habitants, méritent mieux que ça. Pour notre part, c’est une vision et un projet que nous comptons porter dans ces élections.