Communiqué de presse de Julie Lechanteux, Député français au Parlement européen

La compagnie aérienne Air France vient d’annoncer une nouvelle suppression de rotation entre Paris et Perpignan. Cela même alors que l’État vient de lui verser 7 milliards d’euros dans le cadre de la crise sanitaire. C’est une démonstration supplémentaire de l’impréparation et de l’incompétence du gouvernement. Car s’il est compréhensible qu’une grande entreprise française doive être soutenue dans une période comme celle que nous vivons aujourd’hui, cela ne doit pas se faire sans contrepartie.

L’État doit exiger des gages à l’entreprise dont il est actionnaire !

Nous rappelons que la continuité territoriale est indispensable. En métropole, le département des Pyrénées-Orientales est le plus éloigné de la capitale, et cette décision participe de la désertification des territoires, là ou au contraire la décentralisation est bien plus efficace en période de crise.

Nous rappelons également un précédent manquement de l’État, imputable aux gouvernements précédents de gauche et de droite. La ligne ferroviaire LGV entre Perpignan et Montpellier aurait dû ouvrir en 2009, puis a été repoussée à 2012, puis 2017, puis 2035… une promesse de plus non tenue.

Par conséquent, nous exigeons de la part du Premier ministre une action forte en faveur de la sauvegarde de cette rotation, essentielle à la survie économique du territoire.

Nous soutenons les différentes actions engagées par les élus locaux, comme Louis Aliot à Perpignan, afin de lutter contre l’enclavement et afin de pouvoir maintenir des possibilités réelles de développement futur.

La mobilité sur l’ensemble de notre territoire est un droit pour le citoyen français. Il est du devoir de l’État de le préserver !