Communiqué de Marine Le Pen, présidente du Rassemblement national

L’enquête de l’Otan sur l’incident naval survenu en juin entre la France et la Turquie en Méditerranée orientale a été mise sous le tapis.

En dépit des preuves techniques accablantes sur ces actes extrêmement agressifs de la Marine turque envers la frégate Courbet (illumination à trois reprises par le radar de la conduite de tir de la frégate turque, équipages turcs postés derrière les armes de bord), transmises par le ministère des Armées à l’OTAN et à l’ensemble des alliés, l’Organisation a jugé inutile de donner suite et de sanctionner la Turquie.

La France est donc lâchée par une organisation qui de l’aveu même d’Emmanuel Macron est en mort cérébrale et dont le maintien, la finalité tout autant que les desseins doivent être débattus.

A l’origine, organisation dont la principale mission fut d’assurer la sécurité collective de ses membres face à une puissance extérieure, elle est aujourd’hui dans l’incapacité de sanctionner un pays membre coupable d’agression envers un autre de ses états-membres !

De même, son silence et son inaction face aux manœuvres et aux multiples violations du droit international de la Turquie en Méditerranée orientale, en Libye, dans la guerre en Syrie en soutien avéré à certaines milices islamistes, soulèvent l’utilité d’une organisation dont les buts ne semblent plus être d’œuvrer pour le maintien de la paix et de la sécurité, mais de concourir aux seules visées géopolitiques des Etats-Unis en Europe et notamment dans son bras de fer stratégique engagé avec la Russie et la Chine.

Si cette organisation est incapable de changer de logiciel et de s’adapter aux nouvelles et principales menaces que sont la lutte contre le djihadisme international, le terrorisme sous toutes ses formes et qui nécessitent de parler à tous, Russie comprise, pour les éliminer, la question du maintien de la France doit être mise sur la table.