Communiqué de Julie Lechanteux, député français au Parlement européen

Dans le cadre de la commission TRANS du Parlement européen, Julie Lechanteux a interrogé au nom du Groupe Identité et démocratie Madame Elżbieta Bieńkowska, commissaire pour le marché intérieur, l’industrie, l’entrepreneuriat et les PME, sur la faillite de Thomas Cook, le deuxième voyagiste mondial. Cette banqueroute retentissante a entraîné une perte d’emploi pour 22 000 salariés, affectant par ricochet toute une chaîne de sous-traitance. Cette faillite aurait été causée à titre principal, par la manœuvre de certains fonds spéculatifs qui auraient misé sur une faillite Thomas Cook, rendant ainsi un sauvetage moins profitable.

En effet, plusieurs fonds s’étaient couverts contre un défaut de paiement de Thomas Cook avec des Credit Default Swaps : derrière cet anglicisme se cachent des produits dérivés qui permettent de s’assurer contre le risque de non-paiement d’une dette par une entreprise.

De sorte que les détenteurs de ces « couvertures de défaillance », afin d’en tirer des bénéfices importants -on parle de 250 millions de dollars- auraient eu tout intérêt à faire capoter le plan de sauvetage.

Si les raisons de cette faillite sont effectivement imputées à une telle dérive spéculatrice, la création d’une commission d’enquête parlementaire dont l’objet serait de déterminer les responsabilités de chacun des acteurs, est plus impérieuse que jamais. C’est l’une des rares initiatives susceptibles de prévenir la répétition d’un tel scandale dont les conséquences humaines et industrielles demeurent dramatiques.