Communiqué de presse de Jordan Bardella, vice-président du RN, député français au Parlement européen

Ce vendredi a été conclu l’accord commercial entre l’Union européenne et les pays du Mercosur, préparé et négocié depuis des années dans le dos des peuples européens, et finalisé à la hâte avant la fin, dans quelques semaines, de la Commission Juncker. Un accord « historique » selon les commissaires Cecilia Malmström et Phil Hogan, qu’aucun Français ne connaît. « Un bon accord » selon Emmanuel Macron, laissant ainsi craindre le pire.

Cet accord, annoncé, ironie du sort, en pleine canicule attribuée au réchauffement climatique, est une absurdité écologique : alors que le temps devrait être au localisme, il participera de manière significative à l’augmentation des échanges commerciaux à travers la planète, et donc à la pollution et à l’émission de gaz à effet de serre. Certains pays du Mercosur sont aussi des champions des pesticides et de la déforestation !

Comme nous le dénonçons depuis le début des négociations, cet accord est un désastre pour nos agriculteurs déjà fortement en crise, en ouvrant le marché européen à des quotas annuels importants pour le bœuf, les volailles ou encore le sucre. Les contreparties annoncées, concernant les fromages européens, les indications géographiques européennes, ou la création d’un mécanisme de sauvegarde temporaire, sont largement insuffisantes et ne compenseront pas les ravages chez nos agriculteurs.

L’Union européenne étant déjà incapable d’assurer la sécurité alimentaire au sein de son marché continental – les derniers scandales sanitaires en attestent – personne ne peut croire sérieusement que cet accord ne menace pas également la santé des consommateurs européens.

Cet accord commercial avec le Mercosur est donc une véritable déclaration de guerre de l’UE envers l’environnement, nos agriculteurs et les consommateurs européens. Au Parlement européen, nous refuserons bien entendu le « feu vert » à son application, et nous nous tiendrons aux côtés de nos agriculteurs, une nouvelle fois sacrifiés sur l’autel de la mondialisation sauvage.