Communiqué de presse d’Aurélia Beigneux, Député français au Parlement européen, Membre de la Commission environnement et de l’intergroupe relatif au bien-être animal

Générateur de souffrance et de stress inutile pour l’animal, l’abattage rituel a vu sa demande exploser ces dernières années. L’étourdissement préalable prévu par la législation y est refusé à l’animal. S’en-suivent alors de longues minutes d’agonie où des animaux encore vivants sont parfois mécanique-ment suspendus à des poulies, puis dépecés vifs après avoir été égorgés.

Sur le sujet, l’Union européenne est claire : la mise à mort des animaux dans les abattoirs est encadrée par un règlement destiné à limiter leur souffrance. Malheureusement, cette volonté de faire du bien-être animal la norme est une façade. Dans les faits, l’Union européenne cède face aux revendications communautaristes et accorde une dérogation aux rites religieux.

En ce sens, la Cour de Justice européenne a sanctionné le 10 septembre dernier le décret adopté par le Parlement flamand visant à interdire tout type d’abattage rituel sans étourdissement préalable. L’Union européenne ôte ainsi aux États toute possibilité d’intervention bafouant au passage leur sou-veraineté et la volonté des peuples européens à défendre les animaux.

Comme dans de nombreux domaines, cette décision illustre l’hypocrisie et la duplicité des instances européennes. Si les intentions paraissent louables, la réalité est cynique : c’est le statu quo et la fai-blesse qui priment, quitte à ignorer des souffrances inutiles.

Alors que de nombreux pays à large majorité musulmane tels que la Jordanie ou l’Indonésie acceptent que les animaux soient étourdis avant l’abattage, l’Union européenne préfère se murer dans une op-position de principe, pliant devant le communautarisme.