C’est une triple peine qui frappe Mayotte et qui semble la condamner au chaos permanent.
Une submersion migratoire qui s’intensifie jour après jour.
Une ultraviolence qui échappe à tout contrôle et vire au climat insurrectionnel dans certaines localités de l’île.
Une crise sanitaire liée au Covid d’autant plus dangereuse que le département manque cruellement de moyens et d’infrastructures pour y faire face.

A cela viennent désormais s’ajouter la démission et l’effondrement de l’Etat dont plusieurs sources indiquent que, débordé par le flux ininterrompu de migrants, il aurait sollicité le concours de sociétés nautiques privées pour surveiller les frontières maritimes de l’île.

Situation ubuesque tout autant que dramatique qui illustre une fois encore son impuissance chronique à assumer ses missions régaliennes.

Faut-il rappeler que le Rassemblement National avait demandé -sans être entendu- que face à une situation qui ne cessait de s’aggraver, l’Etat renforce au plus vite ses moyens et ses capacités de surveillance maritime.

Cette désertion de la puissance publique face aux menaces est une nouvelle trahison envers les Mahorais abandonnés à leur sort.

Plus que jamais, l’Etat doit reprendre la main, rétablir l’ordre et imposer le respect de la loi sur ce territoire de la République.