Communiqué de Sébastien Chenu, député du Nord

Le groupe pharmaceutique français Sanofi vient d’annoncer la suppression de 1700 emplois en Europe dont un millier en France. Ce plan de licenciements fait suite à celui annoncé en juin 2019 qui prévoit de supprimer 300 emplois en France. Pourtant, le chiffre d’affaires du groupe s’élève au premier trimestre à près de 9 milliards d’euros, en hausse de 6,9%. Les actionnaires profiteront de cette hausse du chiffre d’affaires puisque le groupe a prévu de leur verser des dividendes à hauteur de 4 milliards d’euros.

Ce plan de licenciements est une catastrophe sociale et une mauvaise nouvelle pour notre souveraineté sanitaire alors que la crise du Covid-19 a démontré que l’urgence est à la relocalisation des industries pharmaceutiques. Ce plan social n’est malheureusement qu’un nouvel épisode du démantèlement d’un groupe, autrefois fleuron de l’industrie française et représente une nouvelle étape vers notre perte totale de souveraineté sanitaire. Ainsi, en pleine crise sanitaire, Sanofi avait annoncé qu’il servirait les États-Unis en premier en cas de découverte d’un vaccin contre le Covid-19.

Le Gouvernement reste incroyablement passif alors que Sanofi bénéficie chaque année de plus de 100 millions de crédit d’impôt recherche. Le 16 juin dernier à Marcy-l’Etoile sur un site de production de Sanofi, Emmanuel Macron annonçait vouloir relocaliser des sites de production de médicaments en France alors qu’il était très probablement au courant que le groupe s’apprêtait à lancer un vaste plan de licenciements. Le démantèlement de notre industrie pharmaceutique et la perte de notre souveraineté sanitaire ne sont pas des fatalités, mais les conséquences de choix politiques qui mettent en danger la sécurité sanitaire des Français.