Communiqué d’Annika Bruna, Député français au Parlement européen, membre de la commission du droit des femmes

Il y a un an, Marlène Schiappa ouvrait le grenelle des violences conjugales. Une opération de communication qui s’est étalée sur plusieurs mois et dans les colonnes de tous les journaux. Aujourd’hui, financements et résultats se font attendre.

L’annonce d’un milliard d’euros pour lutter contre ces violences avait fait grand bruit. Pour autant, un rapport sénatorial comparant les dépenses exécutées en 2019 dans ce cadre et celles prévues pour 2020 dénonce une hausse d’à peine 20 millions d’euros. Les violences conjugales et plus généralement les violences faites aux femmes sont, elles, en augmentation.

Certes, les hébergements disponibles ont augmenté et l’expérimentation des bracelets servant à l’éloignement des auteurs de violences conjugales est positive. Cependant, ces derniers méritent à la fois d’obtenir les crédits nécessaires à leur développement, mais aussi à leur extension à d’autres formes de violences. Malheureusement, les questions principales, celles de la difficulté à porter plainte, du laxisme judiciaire, ou des conséquences d’une immigration non assimilée gardant une vision archaïque de la femme restent en suspens.

En un an, le gouvernement porte également un lourd bilan, celui de la poursuite de l’ensauvagement de la société et de l’aggravation du laxisme, incarné par M.Dupont-Moretti, face à toutes formes de délinquance. Cet ensauvagement, les femmes en sont les premières victimes.

Si un grenelle, doté de moyens importants doit voir le jour, c’est avant tout celui de la lutte contre l’explosion des violences en tout genre qui frappe notre pays. Nous connaissons depuis des décennies les réponses à y apporter : Arrêt de l’immigration, hausse des moyens et effectifs de police et fin du laxisme judiciaire par l’application réelle des peines encourues.