Fête de la Nation - Discours de Jordan Bardella

Jordan Bardella

Communiqué

02 mai 2026

Seul le prononcé fait foi

Mes chers amis,

Mon cher Aurélien,

Mon cher Julien,

Mon cher Louis Aliot,

Ma très chère Marine Le Pen,

Merci d’être là, en ce 1er mai, jour de la célébration du travail, fête de toutes celles et de tous ceux qui se lèvent tôt, qui travaillent dur, qui font vivre la France par leur courage et leur engagement.

Merci d’être là, rassemblés ici même, dans cette belle Saône-et-Loire, terre de travail, d’enracinement et de fidélité.

Une terre façonnée par des générations d’ouvriers, d’artisans, de commerçants, d’entrepreneurs, de salariés, d’agriculteurs… qui ont bâti, jour après jour, la prospérité de ce coin de Bourgogne et, à travers lui, de toute la France.

C’est ici-même, dans ces paysages qui racontent la France des racines et de l’effort, que nous nous retrouvons pour célébrer la fête du travail et, par-dessus tout, pour parler de la France.

En ce jour si particulier pour les Français, où nous honorons l’effort et le mérite, nous célébrons aussi la figure de Jeanne d’Arc, et à travers elle cette vérité millénaire que nous avons fait nôtre : dans les temps incertains, notre patrie a toujours trouvé, en elle-même, la force et l’espérance nécessaires pour se relever.

Jeanne était une jeune fille du peuple ; une enfant de France née il y’a plus de 600 ans dans une terre simple dans ce qui sont aujourd’hui les Vosges, élevée dans l’effort et la foi chrétienne.

Rien ne la destinait alors à entrer dans l’Histoire… Et pourtant.

Lorsque le royaume de France était déchiré, envahi, affaibli, lorsque beaucoup avaient renoncé et que tout semblait perdu, elle a refusé de croire que la France pouvait disparaître.

Alors, elle quitta son village natal, traversa les campagnes, partit à cheval au secours de la patrie.

À Orléans, elle redonna de l’espoir à une ville assiégée.

À Reims, elle accompagna le sacre du roi, rétablissant la légitimité et l’unité du pays.

Partout où elle passe, Jeanne ne sème pas seulement l’espérance et le devoir de résistance : elle rallume une flamme, celle de la Nation qui refuse de s’éteindre.

Comme l’écrivait Michelet, Jeanne d’Arc est « l’âme incarnée de la France ».

Charles Péguy voyait en elle « la plus grande figure de notre histoire », parce qu’elle unit la foi, le courage et l’amour de la patrie.

L’épopée de Jeanne d’Arc nous enseigne une chose essentielle : ce ne sont pas toujours les puissants qui font l’Histoire, mais les peuples qui refusent de renoncer.

Et si cet exemple a traversé les siècles pour se présenter à nous cet après-midi, c’est parce qu’il nous parle encore aujourd’hui…

Dans un monde incertain, dans un pays traversé par le doute, Jeanne nous parle.

Avec sa voix déterminée, elle nous dit : n’abandonnez jamais.

Ne doutez jamais de ce que vous êtes.

Ne laissez jamais les autres décider à votre place du destin de la France.

Et il suffit parfois d’un sursaut, d’une volonté, d’un peuple rassemblé, d’une femme ou d’un homme, parfois les deux… pour que tout redevienne possible.

Mes chers amis,

Cette épopée française, cette leçon de courage, ne nous parle pas seulement du passé. Elle nous parle aussi du présent et du futur de la France.

Car la France que nous aimons, celle qui travaille, celle qui produit, celle qui se lève tôt et ne compte pas ses heures… cette France-là est aujourd’hui laissée à l’abandon.

Et ici, en Saône-et-Loire, vous le savez mieux que personne.

Cette terre que nous foulons ensemble aujourd’hui est une terre de production ; une terre d’industrie ; une terre où l’on a longtemps transformé la matière par le savoir-faire et le travail des hommes.

Non loin d’ici, à Montbéliard, des générations d’ouvriers ont fait la fierté de l’industrie automobile française, à l’endroit même où Peugeot Citroën a bâti sa légende.

À Belfort, avec le TGV d’Alstom, ce sont des trains, des turbines, des technologies de pointe, qui ont porté jusqu’au sommet le génie industriel de la France.

À Besançon, berceau des métiers de la mécanique et de sa précision sans égal, est née une excellence française construite patiemment.

Toutes ces villes résonnent dans la grande histoire de l’industrie française.

Ils constituent des symboles et des savoir-faire que le monde entier nous envie.

Ils abritent des vies françaises, et l’histoire de milliers de familles de la région.

Et pourtant… depuis des années cette France du travail est fragilisée.

Depuis l’arrivée au pouvoir d’Emmanuel Macron (et de ses différents premiers ministres qui tentent aujourd’hui de faire oublier leur bilan désastreux), la saignée industrielle et le décrochage économique de la France se sont aggravés.

Des usines ferment. Des emplois disparaissent. Des savoir-faire s’éteignent.

La région a souffert, comme beaucoup d’autres, de la désinvolture de dirigeants politiques qui ont laissé partir au bout du monde des emplois, des machines-outils et le savoir-faire qui l’accompagne.

Combien de familles françaises ont vu leur avenir basculer ?

Combien de territoires se sont sentis abandonnés ?

Combien de salariés ont eu le sentiment que leur travail ne comptait plus ?

Pendant que d’autres pays autour de nous, de l’Allemagne à l’Italie en passant par la Suisse, se battaient pour protéger leurs travailleurs et leurs usines, la France quant à elle, fermait les siennes.

Monsieur Macron et ses premiers ministres ont désarmé la France.

Ils l’ont alourdie de normes, de contraintes, de taxes.

Ils ont découragé ceux qui produisent, ceux qui entreprennent et prennent des risques.

Ils ont dévalorisé nos filières manuelles, considérant que le travail de la main était inutile et que la France pourrait être grande sans les usines qui ont fait sa force.

Ils ont accablé les prochaines générations d’une dette publique colossale, qui restreint nos marges de manœuvre et minent la crédibilité de la France, en Europe comme partout dans le monde.

Le travail ne permet pas seulement de vivre et de s’élever : il crée le bien-être du pays. Lorsque le travail n’est plus reconnu, lorsqu’il est entravé, c’est tout une Nation qui dysfonctionne. 

Résultat : au moment même où le monde devient plus dur, plus compétitif, plus incertain… nous sommes devenus plus dépendants.

Plus dépendants pour notre énergie. Plus dépendants pour notre industrie. Plus dépendants pour notre alimentation.

Le symbole le plus frappant, en ce 1er mai 2026, c’est l’application aujourd’hui même du traité de libre-échange avec le Mercosur, qui va frapper de plein fouet nos agriculteurs.

Avec une balance agricole largement excédentaire, la France était le grenier de l’Europe. Nous avions les producteurs les plus vertueux du continent, une agriculture qui garantissait à notre pays tout à la fois des revenus et une indépendance alimentaire.

Après dix années de macronisme, nos agriculteurs sont à genoux, des exploitations disparaissent, et toute une profession vit dans la précarité.

Ce drame est d’autant plus incompréhensible que, dans le même temps, le monde n’a jamais eu autant besoin de produire, de nourrir et de sécuriser sa souveraineté alimentaire.

Comment accepter que des produits venus de l’autre bout du monde, ne respectant pas nos exigences, puissent concurrencer ceux de nos propres producteurs ?

Comment accepter que ceux qui respectent les règles soient pénalisés, quand d’autres les contournent ?

Au lieu de protéger nos agriculteurs, on les a accablés de normes.

Au lieu de les soutenir, on les a exposés à une concurrence souvent déloyale.

Au lieu de valoriser leur travail, on a laissé l’extrême-gauche piétiner leurs champs.

Ce que vivent nos agriculteurs n’est pas seulement une crise économique. C’est une crise de reconnaissance et le sentiment profond d’être abandonnés, alors même qu’ils remplissent une mission vitale pour la Nation.

Nous, mes amis, nous aimons nos agriculteurs. Et parce que nous les aimons, nous les défendons.

Nous les défendons contre les normes absurdes.

Nous les défendons contre les accords qui les sacrifient.

Nous les défendons pour qu’ils puissent vivre dignement de leur travail, continuer à nourrir la France et transmettre leurs exploitations sans être assommé par ces droits de succession infernaux.

Car défendre nos agriculteurs, ce n’est pas seulement défendre une profession.

C’est défendre notre souveraineté, nos modes de vie, notre ruralité, notre gastronomie et, à l’évidence, ce qui fait la force de la France.

Ce que vivent aujourd’hui nos agriculteurs, ce que vivent nos artisans, nos entrepreneurs, nos salariés… c’est le résultat de choix politiques.

Des choix qui ont affaibli notre production.
Des choix qui ont accru nos dépendances.
Des choix qui ont pesé toujours davantage sur ceux qui travaillent.

Voilà donc, mes amis, le véritable bilan du Président que les médias nous présentaient comme un prodige de l’économie : une aggravation inédite de nos dépendances, des défaillances d’entreprises record, une précarité accrue, et l’abandon d’une France du travail contrainte de se débattre dans les sables mouvants des charges et des normes.

Alors, plus que jamais nous le disons, ce qui a été défait depuis tant d’années doit désormais être reconstruit.

En ce 1er mai, c’est à cette France du travail que nous voulons parler.

C’est à cette France du travail, que je veux dire mon respect et ma considération.

Je veux m’adresser aujourd’hui à ces millions de Français sur qui repose, chaque jour, le poids de la responsabilité.

À tous ceux qui ont le sentiment de s’épuiser dans le présent sans pouvoir se projeter vers l’avenir, 

A tous ces Français dépossédés des fruits de leur travail par des charges insoutenables, à ces familles inquiètes des fins de mois difficiles, je suis venu dire qu’un autre chemin est possible.

Car en vérité, la France a tout pour réussir et conquérir un nouvel âge d’or :

Elle a une jeunesse qui ne demande qu’à croire en son avenir.

Elle a des travailleurs courageux.

Elle a des entrepreneurs audacieux.

Elle a des agriculteurs parmi les meilleurs du monde.

Elle a des fonctionnaires, des militaires, des soignants, des professeurs, dévoués à la plus noble cause qui soit : la France !

Et cette nouvelle renaissance française que nous voulons porter, avec Marine Le Pen et avec vous, implique une rupture. Rupture avec des politiques qui ont affaibli le pays. Rupture avec ceux qui les ont mises en œuvre.

Elle exige le renouvellement de ceux qui conduisent aux destinées de la France.

On ne redresse pas un pays avec ceux qui l’ont affaibli.
On ne reconstruit pas avec ceux qui ont détruit.
On ne change pas de cap avec ceux qui ont tenu la barre dans la mauvaise direction.

Comment Messieurs Attal, Philippe et Retailleau, qui ont exécuté et mis en œuvre la politique de Monsieur Macron depuis 10 ans, peuvent-ils avoir le culot de se présenter devant les Français pour nous expliquer qu’ils feront demain l’inverse de ce qu’ils ont fait hier ?

Messieurs Attal, Philippe et Retailleau, vous ne devriez pas vous présenter à la présidentielle : vous devriez plutôt vous couvrir de cendres et demander pardon aux Français !

Pardon d’avoir mis à terre le plus grande Nation du monde.

Pardon d’avoir livré la France aux fins de mois difficiles, aux faillites d’entreprise, à la violence et au désordre.

Pardon de n’avoir pas su, pas pu, ou pire, pas voulu protéger le peuple français !

Messieurs, humblement, je vous pose la question : qu’avez-vous fait de la France ?

Je le dis sans outrance, mais sans détour : les Français ne sont pas amnésiques.
Ils voient. Ils jugent. Ils subissent dans leur chair les conséquences des décisions politiques prises à Paris.

Mes chers compatriotes,

Le choix de votre avenir sera très bientôt entre vos mains. Et le Rassemblement National se tient prêt à assumer sa responsabilité le jour où le peuple français le décidera.

Ma chère Marine, cette responsabilité, celle de se tenir prêts, n’a jamais été pour nous motivée par l’ambition personnelle. C’est une exigence que l’histoire nous a confiée.

Une exigence nourrie par la fidélité à nos convictions.

Une exigence forgée dans les épreuves et les succès électoraux de la dernière décennie (et qu’il me soit permis de saluer ici les 70 maires RN élus il y’a quelques jours).

Car depuis des années, malgré les vents contraires, malgré les doutes et les attaques…nous avons toujours tenu. Nous avons résisté. Nous avons imposé, désormais à la tête de tous les sondages, une certaine idée de la France.

Et désormais, ce que beaucoup croyaient impossible devient possible.

Nous avons la vision. Nous avons le projet.

Et nous aurons demain, si les Français nous en font l’honneur, le courage, la force et le caractère de les mettre en application.

Notre volonté sera de rétablir une société du mérite, de la justice, dans laquelle l’effort et le travail sont reconnus à leur juste valeur.

Une société dans laquelle le salaire brut se rapproche du salaire net ; dans laquelle les revenus du travail seront bien supérieurs aux allocations de l’assistance ; dans laquelle les entreprises seront encouragées, par une fiscalité incitative, à augmenter les salaires.

Contrairement à la gauche, nous ne revendiquons pas le « droit à la paresse », qui conduirait notre pays à la ruine et à la pauvreté.

La paresse n’a jamais rien bâti. La paresse ne construit ni maisons ni cathédrale, ni routes ni autoroutes, ni réacteurs nucléaires ni avions.

Ce n’est pas par la paresse que la France a pu prospérer et devenir une puissance, mais par la somme d’efforts, de travail et d’intelligence déployée par notre peuple à travers les siècles.

Le droit à la paresse cher à la gauche est, surtout, le droit pour tout le monde de pouvoir jouir des fruits du travail des autres. C’est une injustice, et une absurdité. 

La société du mérite que nous voulons bâtir débutera là où tout commence : à l’école.

L’école de la République, pendant longtemps, a été notre fierté.

Elle permettait à chaque enfant, d’où qu’il vienne, de s’élever par le travail, par l’effort, par le mérite. Elle formait des citoyens éclairés. Elle préparait des générations capables de construire, d’innover, de faire rayonner la France.

Mais aujourd’hui… Notre pays décroche dans tous les classements internationaux.

La réforme du lycée a fragilisé les mathématiques, disciple fondamentale si l’on veut former des ingénieurs, et le niveau en français ne cesse de se dégrader.

A l’heure de l’économie de la connaissance, marquée par l’essor de l’intelligence artificielle, redresser l’école revêt un enjeu de civilisation, d’élévation et de transmission.

Alors nous ferons de l’école de la République une priorité absolue.

Nous réaffirmerons l’autorité du professeur.
Nous remettrons les savoirs fondamentaux au cœur des apprentissages.
Nous redonnerons, à chaque enfant, les outils pour comprendre le monde et y trouver sa place.

Nous remettrons au cœur des programmes les grandes figures qui ont façonné la France, non pour les figer dans le passé, mais pour transmettre ce qu’elles ont de plus précieux : le courage, le sens de l’État, le goût du dépassement.

Jeanne d’Arc, qui nous rappelle la force du sursaut.
Napoléon, qui incarne l’ambition et le génie français.
Le général de Gaulle, qui a su, dans les heures les plus sombres, redresser la France et lui rendre sa dignité.

Et avec elles, ces grands moments où le destin de la France s’est joué.

Bataille d’Orléans, où un peuple a retrouvé l’espoir.
Bataille d’Austerlitz, où le génie et l’audace ont triomphé.
Appel du 18 juin 1940, où la France a refusé de capituler face à l’obscurité.

Ces figures et ces grands moments ne sont pas des souvenirs fantasmés.
Ils sont des exemples et des repères de ce que la France a été capable d’accomplir de plus grand, de plus beau, de plus audacieux !

Et parce que l’école doit être un lieu d’égalité, de respect et de cohésion, nous proposerons l’instauration d’une tenue commune pour les élèves.

Non pas pour effacer les personnalités, mais pour rappeler l’essentiel : à l’école, ce qui compte, ce n’est ni l’apparence, ni l’origine sociale, ni les différences visibles, mais bien le travail et le mérite de chacun.

La tenue commune, au pays de la mode et de l’élégance, c’est une manière simple de recréer du collectif.

C’est une manière d’apaiser les tensions, de réduire les pressions, de faire en sorte que chacun se sente à sa place.

L’école ne doit pas être le miroir des inégalités de la société… Elle doit être le lieu où elles s’effacent.

Et parfois, les mesures les plus simples sont aussi les plus efficaces pour redonner du sens, de l’ordre et de la sérénité. Ainsi, avec nous, le vouvoiement du personnel éducatif sera obligatoire et l’utilisation du téléphone portable dans l’établissement scolaire sera interdit.

Cette société du mérite sera ensuite, mes amis, une société de la production française.

Une société qui met fin à ce que vivent aujourd’hui des millions de travailleurs, d’artisans, de commerçants et d’entrepreneurs : l’étouffement par la norme, par la paperasse et les lourdeurs bureaucratiques.

Car derrière ces mots, il y a des réalités très concrètes.

Il y a cet artisan qui passe plus de temps à remplir des formulaires qu’à exercer son métier.

Il y a ce chef d’entreprise qui attend des mois, parfois des années, une autorisation pour investir ou embaucher.

Il y a cet agriculteur noyé sous les contrôles, les règles changeantes, les injonctions contradictoires.

Est-il normal qu’en France, pour ouvrir une usine, il faille des années de procédures ?

Est-il normal que des projets industriels soient abandonnés avant même d’avoir démarré, découragés par la complexité administrative ?

La France est un pays suradministré : on complique ce qui devrait être simple, on décourage ceux qui veulent se lancer.

Eh bien nous mettrons fin à cet étranglement.

Nous libérerons nos entreprises des normes excessives et des lourdeurs administratives.

Et nous mener ce travail avec eux, en concertation avec chaque filière, au plus près du terrain, tout au long de la campagne présidentielle d’abord, tout au long du quinquennat ensuite.

Nous mettrons fin à la lourdeur des impôts de production, cette fiscalité injuste qui frappe une entreprise avant même qu’elle ait commencé à gagner de l’argent.

Ce double choc de simplification et de paix fiscale remettra la France sur le chemin de la croissance, sans laquelle notre modèle social ne peut être viable.

À cet sujet, la réforme de la solidarité nationale sera aussi l’un des grands enjeux du quinquennat.

Nous croyons dans la solidarité nationale lorsqu’elle permet aux Français les plus fragiles, les plus modestes, d’être protégés face à la violence du monde.

Dans une Nation digne de ce nom, dans la République française, on ne laisse personne sur le bord de la route : on protège les plus faibles, on accompagne ceux qui traversent des épreuves et des accidents de la vie.

C’est l’un des piliers de notre Nation : une grande famille élargie, dans laquelle on prend soin des plus anciens devenus vulnérables, et des plus jeunes qui ont encore tout à apprendre. Une grande famille dans laquelle celui qui trébuche est relevé par celui qui est dans la force de l’âge. 

Mais pour être acceptée, pour être durable et juste, cette solidarité doit redevenir réellement nationale.

La France n’a pas vocation à prendre en charge toute la misère du monde.

La France n’est pas un hôtel, ni un guichet social, et elle n’a pas vocation à subventionner la natalité d’autres peuples sur son propre territoire.

Avec nous, les logements HLM seront accordés d’abord aux familles de nationalité française qui en ont le plus besoin.

Avec nous, les allocations sociales seront donc réservées aux familles de nationalités françaises.

Nous mettrons fin à ce scandale permanent de l’Aide médicale d’État, qui offre la toute palette de soins gratuits aux clandestins, alors même qu’un Français sur 3 renonce à se soigner faute de moyens.

Cette générosité sans limites et sans conditions a conduit notre pays vers une rupture démographique, un basculement inédit à l’échelle de l’histoire de France.

En peu de temps, quelques décennies seulement, le poids de l’immigration s’est considérablement alourdi.

Cette politique d’immigration massive a conduit des milliers de Français à quitter certains quartiers où ils ne se sentaient plus en sécurité, et où ils ne se sentaient plus chez eux.

D’ores et déjà, l’immigration de masse fait courir à la France le risque de la désunion et un choc des communautés. Elle fait peser sur nos finances publiques un coût insoutenable.

Nous remettrons donc de la raison dans la politique migratoire après des décennies d’excès, d’abus et d’anarchie.

Les étrangers présents illégalement sur le sol de France seront reconduit chez eux, parce qu’il en va de l’autorité de l’État, du respect de la loi et de la sécurité de nos compatriotes.

Au niveau européen, avec nous, la France agira également.

Lorsque l’Espagne du Premier ministre socialiste Pedro Sanchez procède à la régularisation massives de 500 000 clandestins, nous refusons qu’ils puissent demain librement circuler en France.

Alors, nous reprendrons le contrôle des frontières, nous exigerons que l’espace Schengen redevienne un projet véritablement EUROPÉEN où la libre circulation est uniquement autorisée pour les ressortissants des pays de l’Union européenne ! 

Enfin, mes chers amis, la société du mérite, c’est une autre exigence simple : que l’État retire ses mains dans vos poches. Qu’il cesse de considérer que tout ce que vous gagnez par votre travail lui appartient et qu’il peut le dépenser n’importe comment…

Depuis le déclenchement de l’intervention américaine en Iran, les prix flambent. Le pétrole a explosé, les approvisionnements sont perturbés, et ce sont les Français le plus modestes qui paient la facture.

Derrière ces niveaux records de prix à la pompe, nous savons qu’il y a, là encore, des vies, des travailleurs, des familles inquiètent.

Il y a cet ouvrier qui doit faire 40 kilomètres par jour pour aller travailler.

Il y a cette aide-soignante qui enchaîne les tournées et voit son plein d’essence lui coûter toujours plus cher.

Il y a cet artisan pour qui chaque déplacement devient une charge supplémentaire.

Regardez autour de nous.

Tous les pays en Europe ont agi, en baissant les taxes : l’Allemagne, l’Italie, la Pologne, l’Espagne, le Portugal et bien d’autres. Tous ont agi pour préserver le pouvoir d’achat. Tous, sauf un…

Alors, si les Français nous font confiance, et parce que nous savons combien la croissance française est corrélée par la consommation, nous procéderons à un choc massif de baisse des taxes, en diminuant notamment la taxe sur la valeur ajoutée.

Nous mettrons fin à ces fameux « certificats d’économie d’énergie », que nous avions été les seuls à dénoncer (mon cher Jean-Philippe Tanguy), et dont la Cour des comptes elle-même a dénoncé le coût et l’opacité.

Cette écotaxe qui ne dit pas son nom renchérit artificiellement le racket des automobilistes…

Nos adversaires nous rétorquent que ces mesures ont un coût. C’est vrai, ils ont raison, et nous l’avons rigoureusement chiffré : 15 milliards d’euros par an…

Ce qu’ils oublient de dire en revanche, c’est que cette paix fiscale représente à peine 1% de la dépense publique annuelle de l’Etat. 1% seulement.

Dans quel pays vivons-nous, si l’État n’est pas capable de mettre fin aux gigantesques gaspillages d’argent public à hauteur de 1% de ses dépenses ?

Nous étions cette semaine au Parlement européen de Strasbourg pour discuter du prochain budget de l’Union européenne, payé par vos impôts : Madame Von Der Layen veut augmenter de 40% son budget de fonctionnement… et accrochez-vous :  elle entendu augmenter le budget « jet privés » des Commissaire européennes de 50% pour les quatre prochaines années… Mais POUR QUI SE PRENNENT-ILS ?

Les mesures de justice et de liberté que nous mettrons en œuvre sont finançables, si l’on ose briser les tabous budgétaires.

Nous ferons les économies nécessaires dans la mauvaise dépense publique, en mettant fin aux doublons des agences inutiles et aux gaspillages innombrables qui ont sapé la confiance des Français dans leur État.

Et nous le ferons pour baisser les taxes sur l’énergie et le carburant car nous savons combien la voiture est essentielle pour des millions de Français au quotidien…

Sur ce point, je veux féliciter le travail immense de nos députés emmenés par Marine Le Pen, qui ont obtenu, à l’Assemblée, contre l’avis du gouvernement, la suppression des « zones à faibles émissions », ces fameuses ZFE qui excluaient de circulation dans les grandes villes les véhicules anciens.

L’État, nous le disons, ne doit plus être le vecteur d’une écologie de la sanction. Mais d’une écologie raisonnable, praticable, qui concilie la croissante verte… avec la réalité quotidienne des Français.

Mes chers compatriotes, pour conclure, j’aimerais vous adresser un ultime message.

Ce message, vous devrez l’emmener avec vous dans les temps qui viennent.

La France est à un moment de vérité, et l’heure du choix approche.

Rien n’est écrit.
Rien n’est joué d’avance.
Et l’avenir de ce pays est entre vos mains.

De ce pays que nous avons reçu en héritage… et que nous avons le devoir de transmettre, à notre tour, à nos enfants.

Car la France n’est pas seulement un terre.

C’est une histoire.
C’est une mémoire.
Et plus que jamais, c’est une promesse.

Dans les mois qui viennent, vous aurez à faire un choix, un seul.

Le choix de continuer comme avant,
avec les mêmes politiques, les mêmes erreurs, les mêmes renoncements.

Ou le choix du redressement. Le choix du courage. Le choix d’une France que l’on aime.

À chaque grand moment de l’Histoire, à chaque époque, lorsque tout semblait perdu, la France a su trouver en elle-même la force de renaître.

Et c’est de cela dont il est encore question aujourd’hui. Non pas simplement d’une alternance politique, mais d’une renaissance.

Une renaissance de notre économie,
où l’effort sera récompensé, où la France redeviendra la nation capable d’étonner le monde par sa force et son génie.

Une renaissance de notre école,
qui transmet, qui élève, qui prépare les conquêtes du siècle vertigineux qui est devant nous.

Une renaissance d’un État puissant, en paix à l’intérieur, respecté à l’extérieur.

Une renaissance de la fierté française, car un peuple qui retrouve confiance en lui, est un peuple, j’en suis convaincu, que rien ni personne ne peut arrêter.

Cette nouvelle renaissance, mes chers compatriotes, ne viendra pas d’en haut.
Elle ne viendra pas d’un homme ou d’une femme.

Elle ne viendra pas d’un parti.

Elle viendra de vous, et vous seul.

Comme l’écrivait Victor Hugo : « Rien n’est plus puissant qu’une idée dont l’heure est venue. »

Le moment approche.

Soyons prêts.

L’Histoire nous appelle.

Vive la République,

Et vive la France.

Jordan Bardella

Communiqué

02 mai 2026

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