C’est la nouvelle proposition d’Emmanuel Macron : trier les médias avec un “label”, chargé d’indiquer au public quelles sont les bonnes et les mauvaises informations, les bons et les mauvais médias, les bons et les mauvais journalistes.
Au nom de la lutte contre les « fake news », le président de la République veut instaurer un véritable contrôle de l’information. C’est une très grave dérive antidémocratique.
Marine Le Pen l’a rappelé ce mardi 2 décembre sur BFM : « Cette idée de labellisation est extrêmement dangereuse. L’objectif d’Emmanuel Macron, c’est de maîtriser l’information. »
Ce que propose Emmanuel Macron remettrait en cause le fragile édifice des libertés publiques, garanti pour la presse depuis plus d’un siècle.
Et le plus inquiétant est là : ce projet revient à considérer les citoyens, à VOUS considérer, comme des enfants qu’il faudrait prendre par la main et guider vers ce que le pouvoir estime être la “bonne” information.
C’est exactement le mécanisme décrit dans 1984 de George Orwell : le «ministère de la Vérité »qui dicte ce qu’il est permis de dire, de penser, de savoir.
En démocratie, il ne peut y avoir des médias jugés conformes par le pouvoir, pas plus qu’il ne peut y avoir de sous-citoyens ou de mauvais votes. En démocratie, il ne peut y avoir d’infantilisation des citoyens placés sous la tutelle de l’État.
Le rôle de l’État n’est pas de « certifier la vérité » avec un obscur label : il est de garantir la liberté de la presse, la liberté d’expression et la liberté d’information, afin que chacun puisse se faire sa propre opinion.
Quand bien même ce label serait confié à un “comité de journalistes” choisi par le pouvoir, le résultat serait exactement le même.
Sous Emmanuel Macron, vos libertés n’ont cessé de reculer : en faisant fermer la chaîne de télévision la plus populaire de la TNT, C8, l’Etat macroniste a déjà porté atteinte à votre liberté de choix.
Ne laissez pas Emmanuel Macron mettre Internet et la presse sous surveillance.
Signez notre pétition : il en va de votre liberté. Il en va de la démocratie.
Le changement n’attend plus.