Question écrite de Bruno Bilde, député du Pas-de-Calais, à Gérald Darmanin, ministre de l’action et des comptes publics, sur la revalorisation des douaniers français

M. Bruno Bilde interroge M. le ministre de l’action et des comptes publics sur la « grève du zèle » menée depuis le 4 mars dernier par les douaniers français à l’entrée du tunnel sous la Manche et au port de Dunkerque pour informer et sensibiliser nos compatriotes sur les futures conséquences d’un éventuel Brexit sans accord.

En effet, avec une application stricte du règlement entraînant des bouchons de camions et des retards pour les passagers de l’Eurostar, les douaniers dénoncent le manque de moyens humains et matériels dans le contexte du renforcement des contrôles aux frontières avec la Grande-Bretagne.

Les personnels dénoncent à juste titre un état d’impréparation majeure de leur administration alors que le Brexit est en gestation depuis près de 3 ans. Pour preuve, c’est seulement en octobre 2018 que le ministère des comptes publics a annoncé le recrutement de 700 douaniers pour renforcer les effectifs gravement diminués pendant le quinquennat de Nicolas Sarkozy. Que de temps perdu pour préparer sereinement et sérieusement la sortie du Royaume-Uni de l’Union européenne ! A croire que le gouvernement français espérait que le gouvernement britannique foule au pied le vote du 24 juin 2016 et se maintienne dans l’UE avec un traité d’inspiration lisboète.

Mais la colère des douaniers ne se résume pas au seul Brexit comme en témoigne la mobilisation en Guyane où les personnels portent des revendications locales notamment dans la lutte contre le trafic de drogue. Plus généralement, après des années de dégradation de leur statut et de leurs conditions de travail, les douaniers demandent également une revalorisation importante des salaires et des indemnités d’heure de nuit.

Quelles sont les mesures urgentes que compte prendre le gouvernement pour revaloriser substantiellement les personnels douaniers ? Pourquoi le gouvernement ne reprend-il pas le contrôle de sa frontière comme le permettent les accords de Schengen afin de négocier directement avec la Grande-Bretagne la question du trafic transmanche ?