Communiqué de presse des députés du groupe Front National

Echaudé par les critiques pertinentes à l’encontre du CETA, le ministre de l’écologie Nicolas Hulot tente lamentablement de sauver la face en prétendant neutraliser les effets les plus nocifs du traité CETA. Cette annonce gouvernementale n’est pourtant qu’une vaste opération d’enfumage ayant pour objet de contrer les oppositions massives à l’entrée en vigueur d’un accord profondément anti-écologique, dangereux sur le plan sanitaire et qui constitue une menace sans précédent pour les filières bovine, porcine et pour des dizaines d’appellations d’origine protégé.

La seule manière d’empêcher un tel fiasco écologique, alimentaire et social, c’est tout simplement d’obtenir du Parlement qu’il rejette la ratification d’un tel traité. Car si ce dernier entre définitivement en vigueur, alors les mesures de sanction des carburants issus des sables bitumineux, d’interdiction du glyphosate ou encore d’étiquetage du bœuf et du porc canadien pourront être attaqués devant des tribunaux d’arbitrage par les lobbys de défense des intérêts canadiens.

Le Front National demande que le Gouvernement et le Chef de l’Etat adoptent une position ferme et définitive contre la ratification du traité CETA. Les députés et sénateurs En Marche doivent agir en conscience et refuser d’adopter un tel projet de loi de ratification, contraire au respect de l’accord de Paris mais surtout contraire aux intérêts et à la souveraineté juridique de la France