Communiqué de presse du Front National

Les prétendues « révélations » autour du scandale des « Panama papers » n’ont fondamentalement rien de nouveau et sont symptomatiques des vices d’un système qui porte un nom bien connu : la mondialisation sauvage.

Cette libre circulation sans contrôle des hommes, des marchandises et des capitaux, doublée d’une mainmise totale de la grande finance à tous les niveaux de l’économie, ne peut qu’engendrer des systèmes de fraudes et de blanchiments tout aussi mondialisés.

Les activités mises au jour de cette société panaméenne, une parmi probablement des centaines voire des milliers d’autres, n’étonneront donc que ceux qui ont cru au mythe de la mondialisation heureuse.

Le Front National rappelle d’ailleurs qu’il n’est pas besoin d’aller jusqu’au Panama pour trouver de tels systèmes favorisant l’évasion fiscale. Il suffit en effet de regarder les activités d’un Etat membre de l’Union européenne tel que le Luxembourg pour en avoir un aperçu pour le moins massif.

Or, force est d’admettre que derrière une évanescente agitation journalistique, rien ne change. Cela est si vrai que l’ancien premier ministre du Luxembourg, Jean-Claude Junker, impliqué dans le scandale du « LuxLeak », est aujourd’hui président de la Commission européenne, soutenu par l’ensemble de la classe politique française, sauf le Front National.

L’urgence est donc désormais à une réforme profonde et réelle des règles du jeu, vers la régulation du capitalisme mondial sur des bases nationales et de coopération entre les nations, et non à une chasse à l’homme bassement médiatique qui épargnera comme souvent les vrais responsables.