Communiqué de Louis Aliot, Député des Pyrénées-Orientales

Le 22 janvier prochain, nous signerons avec l’Allemagne un nouveau Traité de l’Elysée, cinquante-cinq ans après le premier. Pour la première fois, seront intégrés des accords relevant de la sécurité et de la défense. Selon certaines sources bien informées, une réunion consacrée à « la mise en concertation, avec notre partenaire allemand, de l’utilisation de la force nucléaire française » se serait tenue dans la matinée du 22 octobre 2018 au Ministère des Armées, sous la Présidence du Chef d’Etat major des Armées, le général François Lecointre. Une initiative semble-t-il française, puisque L’Opinion relayait le 10 octobre dernier une « source française » reconnaissant que ce « débat très sérieux, devait « tenir compte de la sensibilité de l’opinion publique allemande », particulièrement de la gauche de « tradition pacifiste ». Autre bruit, revenant régulièrement, la France pourrait partager son siège permanent au Conseil de sécurité de l’ONU avec l’Allemagne.

L’article 5 de la Constitution veut que le Président soit le « garant de l’indépendance nationale, de l’intégrité du territoire et du respect des traités ». Les discussions engagées avec l’Allemagne portent sur des éléments essentiels de notre souveraineté nationale, nécessaires à notre indépendance. Les Français doivent très rapidement savoir ce qui se trame dans le plus grand secret.

Cette interrogation a fait l’objet d’une question écrite au Ministère des Armées.