Communiqué de presse d’Alain Avello, secrétaire général du Collectif Racine

Si le Collectif Racine, association professionnelle assumant — hors des établissements, bien sûr — son engagement politique, n’est donc pas un syndicat, il saisit cependant l’occasion des élections professionnelles dans l’Education nationale qui débutent aujourd’hui pour aider ses adhérents et, au-delà, l’ensemble des personnels, de plus en plus nombreux, dont il sait avoir l’écoute, à y voir plus clair dans l’offre syndicale.

Il entend en premier lieu rappeler le principe d’indépendance du syndicalisme à l’égard de tout mouvement politique. Ce pourquoi il appelle à faire barrage à toutes ces organisations qui sans cesse le détournent à des fins politiques, le plus souvent antinationales, bafouant de facto la neutralité qui devrait pourtant faire norme à tous les niveaux de l’administration. Et il voit tout particulièrement en SUD-Education le parangon de ce détournement : aucune voix ne doit se porter sur cette organisation d’extrême-gauche mondialiste ! Il appelle en outre à ce qu’aucune voix ne se porte non plus sur ces prétendus syndicats, largement politisés eux aussi, qui n’ont eu de cesse d’inspirer et d’accompagner ces politiques éducatives ayant conduit notre système scolaire au désastre et de tramer simultanément contre les intérêts des personnels. A ce titre, les complicités dans l’abrogation des « décrets de 1950 » ont constitué un révélateur des plus clairs. Ainsi le SE-UNSA et le SGEN-CFDT qui ont promu cette régression doivent-ils être résolument sanctionnés, et tout autant le SNES-FSU, qui en est également coupable du fait de son abstention complice.

Le Collectif Racine n’en reconnaissant pas moins la légitimité du syndicalisme, pour autant qu’il soit en conformité avec sa nature et remplisse ses fonctions, il apporte en revanche son soutien à FO et au SNALC, syndicats dont l’indépendance politique, l’attachement à la République et l’engagement pour la défense du Service public ne sont plus à démontrer.