Alors que le chancelier allemand et le Président de la République Emmanuel Macron doivent se réunir à Toulon ce vendredi 29 août, notamment accompagnés de leurs ministres de la Défense respectifs pour évoquer les blocages rencontrés par le SCAF, le député Frank Giletti - Vice-président de la Commission de la défense nationale et des forces armées et rapporteur budgétaire pour l’Armée de l’Air et de l’Espace - tient à rappeler une évidence : ce programme n’est pas en crise momentanée, il est structurellement condamné par les désaccords industriels, les divergences stratégiques et les arrière-pensées de nos partenaires.
Depuis des années, le député Frank Giletti alerte sur l’impossibilité pour le SCAF de voir le jour. Conçu comme une vitrine de la coopération européenne en matière de défense, il s’est mué en un labyrinthe de rivalités, de blocages politiques et de compromissions technologiques tandis que la France prend le risque de voir son savoir-faire dilué, voire pillé, sans garantie d’aboutir à un avion opérationnel dans des délais réalistes.
Pendant ce temps, le Rafale démontre sa supériorité et sa fiabilité. Lors de l’exercice de l’OTAN « Atlantic Trident 25 » en Finlande, un Rafale français a neutralisé un F-35 américain, pourtant présenté comme l’appareil le plus avancé au monde. Ce succès prouve que notre industrie aéronautique nationale est capable de rivaliser avec le meilleur de la concurrence internationale.
Par ailleurs, l’Inde, en pleine guerre régionale contre le Pakistan, a confirmé sa confiance dans notre appareil en passant de nouvelles commandes, y compris pour sa marine. Ce choix, dicté par l’expérience du feu, confirme que le Rafale n’est pas seulement un succès technologique : il est une arme de souveraineté et un atout diplomatique et commercial majeur pour la France.
La conclusion est claire : lorsque la France agit seule, avec une maîtrise industrielle et une gouvernance claire, elle réussit. Lorsque la France s’enferme dans des coopérations européennes qui ne fonctionnent pas, elle s’affaiblit. Nous ne comptons plus les exemples dont aucun enseignement ne semble être tiré : le MGCS, le MAWS ou encore le CIFS. Pourtant, notre pays dispose des compétences, des ingénieurs et des industriels nécessaires pour concevoir le successeur de cet appareil de façon souveraine.
Frank Giletti Député du Var – Rassemblement National
Vice-président de la Commission de la défense nationale et des forces armées
Rapporteur budgétaire pour l’Armée de l’Air et de l’Espace