L’Agence française de développement (AFD) vient de débourser 700 000 euros pour venir en aide à la caisse de retraite de l’Union des Comores… Voilà encore un symptôme de la naïveté française vis-à-vis du colonel-président Azali et de son régime.
Bien que maigre, cette aide est la dernière démonstration en date d’une longue politique de gaspillage d’argent public en direction des Comores.
Depuis 2008, la France a déjà promis 252 millions d’euros de dons et subventions, notamment à travers l’accord-cadre à hauteur de 150 millions d’euros signé par Emmanuel Macron et M. Azali lors de la visite de ce dernier à l’Élysée en juillet 2019.
Quant aux 41 millions donnés par l’Union européenne, nous en avons indirectement payé quelque 18%, soit presque 8 millions d’euros.
Au total, pour un pays de 900 000 habitants, cela représente quelque 280 euros promis à chaque Comorien par le contribuable français depuis 17 ans.
Derrière ces chiffres, l’argument est toujours le même : financer le développement réduirait l’émigration économique des pays bénéficiaires. En ce qui concerne les Comores, c’est faire preuve d’une grande naïveté à l’égard de l’Aide publique au développement lorsque l’on observe la submersion migratoire comorienne à Mayotte.
Le gouvernement du colonel Azali n’a jamais eu la volonté sincère de collaborer avec les autorités françaises sur Mayotte. Un département dont il continue de revendiquer la souveraineté territoriale contre toute évidence.
Dans ces conditions, la poursuite de l’Aide publique française au régime comorien est d’autant plus choquante qu’elle est inutile. Ces montants auraient été bien mieux employés afin qu’Emmanuel Macron tienne sa promesse concernant la piste aérienne et le 2ème hôpital, ainsi que pour l’accès à l’eau potable et pour l’aide et la reconstruction de Mayotte après les ravages des cyclones Chido et Dikeledi, dont l’île peine encore à se relever.
Rappelons, entre autres, que les besoins d’investissement dans le système d’eau et d’assainissement du département français de l’océan Indien s’élèvent à 743 millions d’euros.
Face à cet abandon des Mahorais au profit de l’étranger, seuls Marine le Pen et Jordan Bardella réinstaureront le sens des priorités.