Pillages et destructions de commerces, saccages de biens publics, agressions d’une violence inouïe contre les forces de l’ordre : les événements survenus en marge des manifestations du samedi 17 octobre exigent que toute la lumière soit faite sur ce fiasco sécuritaire.
Le groupe Rassemblement National n’a accepté la création d’une commission d’enquête qu’à une seule condition : l’engagement de la Présidente de l’Assemblée nationale, Yaël Braun-Pivet, à veiller à une juste répartition des équilibres politiques en son sein. Nous avons d’ailleurs obtenu l’extension de son périmètre à la réponse pénale, car sans une justice ferme et des sanctions exemplaires, ces violences se reproduiront inexorablement.
La commission des lois de l’Assemblée s’est ainsi saisie des pouvoirs d’une commission d’enquête. Son président, Vincent Caure, en devient donc de facto le président. Ancien chef de cabinet adjoint d’Emmanuel Macron à l’Élysée, il s’était engagé à ce que trois rapporteurs soient désignés, issus des trois blocs qui composent l’hémicycle. Une fois encore, ce macroniste a renié sa parole : unealliance de La France insoumise au bloc central en a décidé autrement.
Une trahison d’autant plus grave que c’est précisément le gouvernement d’Emmanuel Macron qui est mis en cause dans ce désastre sécuritaire. Un proche du chef de l’État se retrouve ainsi aux commandes d’une enquête sur la gestion de son propre camp.
En conséquence de ce reniement, le Rassemblement National, première force politique du pays, se voit privé du poste de rapporteur qui devait revenir à Mickaël Taverne. On écarte ainsi le parti que les Français jugent le plus crédible pour répondre aux problèmes de sécurité du pays.
Pire encore, cette manœuvre a permis la nomination de deux députés de gauche. Pouria Amirshahi, député écologiste, n’a de cesse de dénoncer la violence de la police et de qualifier son action de « répression » : soncombat prioritaire semble être de s’opposer au Rassemblement National plutôt qu’aux fauteurs de troubles. Roger Vicot, député socialiste, a quant à lui plaidé pour une « loi Nahel » visant à restreindre l’usage des armes à feu par les forces de l’ordre, audétriment de leur capacité à faire face au danger.
Cette commission devient donc un entre-soi gauchiste dont l’objectif sera encore d’accabler les forces de l’ordre.Cette commission est discréditée avant même d’avoir débuté ses travaux.
Nous ne participerons pas à cette mascarade et boycotterons donc cette commission d’enquête.